samedi 26 février 2011

La magie de la vie...

Oui, c'est un titre de billet un peu "gnan gnan", mais en cette soirée de solitude au Château, le vague à l'âme monte, le sentimentalisme aussi...

Une soirée seule, devant la télévision et la remise des Césars, allongée sur le canapé, elle était détendue, a même ri. Et comme chaque soir, elle a senti les légers remous dans son intérieur, presque ponctuels... Et le remous s'est fait plus précis, comme une chatouille de l'intérieur, mais tout contre la peau, comme une course de petits p a s .

Oh, quelle émotion subite, la petite joie de la future maman qui a senti le petit être dans son intérieur. Elle pose sa main chaude sur son ventre, et la course reprend. La Châtelaine se met à rire, à lui parler, instants rares... De ses doigts elle sent une petite pointe qui circule, une toute petite pointe, qu'elle pourrait presque saisir, un pied, une main, un coude ??? Elle ne sait pas... Un petit moment de connivence, extériorisé et vécu pleinement.

Oui, les bébés bougent dans le ventre de leur mère, c'est bien connu. Et celui-ci ne s'en prive pas, le matin, le soir, dans l'après-midi aussi. La planche à roulette, la corde à sauter, la balançoire, le trampoline, on a l'impression qu'il y a beaucoup de matériel dans son ventre... MAIS, mais, ces petits instants où la mère pense qu'il suffirait de très très peu pour déjà tenir une petite partie de cet être en devenir sont rares. En tout cas, la Châtelaine, du haut de sa petite expérience de gestatrice, se souvient d'avoir déjà ressenti cette sensation très spéciale avec la Mademoiselle O en construction. Et ce sont des instants qu'elle espère se rappeler toujours.

C'est tellement magique, intense et si émouvant, de se dire que la petite bosse qu'on sent est un bout du petit corps que l'on attend, patiemment ou impatiemment selon les moments, que l'on espère, que l'on redoute, que l'on fabrique de façon magique... Une amie (la Châtelaine se permet de l'appeler ainsi, car les conversations qu'elle a pu avoir avec elle ont souvent la profondeur et le respect mutuel qu'on peut avoir pour ses amis) lui a d'ailleurs dit ce matin : toi, tu jardines déjà très bien à l'intérieur de toi... C'est joliment dit et représente bien les choses (merci)

Plus que les gros boum boum dans le ventre, ces petits contacts pointus, fermes et décidés concrétisent la présence de cette petite chose que les Châtelains et leur famille verront et aideront à grandir.

Merci de ce petit cadeau offert un soir de solitude, le Châtelain étant parti chercher les enfants en cette fin de vacances scolaires. Ah... vivement dimanche soir, le Château sera de nouveau animé et plein de câlins, après deux semaines d'absence de bazar, de cris, de dessins pliés en douze, de "ferme les yeux Maman", "regarde moi" et autres "tu me lis (un livre)?".

D'ici-là, la Châtelaine va aller manger des lasagnes chez sa Maman à elle, et son Papa viendra dimanche lui tenir compagnie, en homme temporairement solitaire qu'il sera! Pas d'enfant au Château? Qu'à cela ne tienne, ce sera au tour de la Châtelaine de revenir petite fille....

vendredi 18 février 2011

Préparation matérielle de la venue du petit dernier

La Châtelaine commence sérieusement les préparatifs d'accueil de son prochain petit bébé (quelle hâte)...

Alors, elle décide de procéder dans l'ordre :
1) Il va naître nu, il va lui falloir des vêtements 
--> le tri du "tiroir à souvenirs" a été fait avec Mademoiselle O, tout ce qui irait à un petit garçon (çà y est, la mèche est vendue sur le net) a été mis de côté.
--> la Cousine a été appelée, elle va donc jeter un coup d'oeil dans ses cartons soigneusement étiquetés pour voir ce qui lui reste (après ses nombreux trafics de fringues d'enfant entre cousins/cousines (fort pratique ces trafics))
--> on verra bien ce qu'il restera à acheter ou se faire offrir...

2) Il va avoir faim, ceci n'est pas un souci, la Châtelaine devrait pouvoir lui fournir le précieux liquide fabriquée par son usine interne personnelle (le tire-lait a même déjà été acheté pour le triste retour au travail... pourvu que le mois de novembre n'arrive pas trop vite...)

3) Il va éliminer, il va donc falloir des couches (lavables, cela va sans dire, on ne change pas une équipe qui gagne). La Châtelaine envisage même de ne pas acheter du tout de jetables, même, oui , même pour la maternité... (bon, on verra si techniquement c'est faisable, avis aux lecteurs/lectrices, si vous avez essayé, je serai ravie d'avoir votre retour d'expérience)
--> les couches non données et non vendues sont très chouettes (Sweet Light avec insert bambou rose maison) mais bien trop grandes (XL). Re-téléphone à la Cousine pour savoir si son propre cousin à elle n'en aurait pas redonné quelques unes qui pourraient encore servir.
--> petit plaisir de la Châtelaine qui a profité des soldes pour faire deux commandes chez Made in la P'tite Prairie et P'tit Dessous, avec des couches lavables pour toutes petites fesses, plusieurs modèles, plein de motifs et de couleurs. La Châtelaine complètera avec des simples langes et deux anciennes culottes en Rovyl (qui datent d'il y a presque 40 ans) fournis par sa belle-mère.
--> mission de la Maman de la Châtelaine : acheter du papier POPLI épais ainsi que deux "snappis"(attaches langes) sur le marché

4) il va falloir rentrer de la maternité en voiture
--> il faut acheter d'occase une voiture plus grande. Bon, si ce n'est pas possible...
--> il faut acheter d'occase un cosy que l'on mettra à l'avant de la voiture déjà existante dans le garage du Château
--> il faut acheter d'occase une nacelle avec le super nouveau système Isofix (c'est le rêve de la Châtelaine)
Ce point numéro 4 risque de porter atteinte à la bourse des Châtelains...

5) il va dormir (enfin, les Châtelains l'espèrent...)
--> pas de soucis, la nacelle conviendra les premiers temps, puis Mademoiselle O transmettra son lit au bébé, tout comme Monsieur R l'avait fait pour sa soeur. Elle aura donc droit à un nouveau lit (déjà réservé dans la cave de la Maman de la Châtelaine)

6) il va falloir le promener à pied
--> la poussette essaiera de supporter le poids d'un troisième enfant
--> il faut récupérer l'écharpe de portage prêtée à des amis
--> et la Châtelaine a bien envie d'une autre écharpe de colori un peu plus gai, donc à voir pour un autre achat...

7) et un doudou? Mais oui, la Châtelaine avait oublié les fameux doudous (merci Véronique)
--> ce ne devrait pas être un gros souci non plus : la grosse caisse à roulette au-dessus de l'armoire des enfants est pleine de jouets premier âge, dont pas mal de doudous offerts qui n'ont jamais vraiment attiré le petit monsieur et la petite demoiselle. Peut être que ce petit-là y trouvera son bonheur?
Le seul problème réside quand même dans la perte des doudous, qui semble inévitable. Il est judicieux d'en avoir en double ou en triple... au cas où... Bon, la Châtelaine va faire le tri dans la caisse, et elle verra bien ce qu'elle y trouvera...

La Châtelaine pense avoir fait le tour des besoins essentiels d'un petit marmot. En résumé, tant qu'ils sont minuscules, leurs besoins sont assez facilement et économiquement couvrables, surtout si ce n'est pas un premier bébé.

Faire cette liste ne rend pas ce blog très intéressant, mais cela fait tellement plaisir à la Châtelaine de parler et d'imaginer ce petit être tout chaud et tout doux, que tant pis!!! Et si un oubli majeur s'est glissé ici, merci d'en faire part...

lundi 14 février 2011

Préparer l'arrivée d'un enfant dans une fratrie

Quelle bonne idée... oui, mais comment faire pour accompagner les ainés dans cet événement qui va chambouler tous les équilibres qui avaient pu (ou non) se construire dans le foyer???

Une grossesse, c'est long (terriblement long dans le cas de la Châtelaine puisque de son point de vue le temps de gestation doit s'approcher des trois ou quatre ans...), et cela l'est encore plus pour les enfants (c'est quasiment une année scolaire pour eux), et ce, d'autant plus qu'ils sont jeunes. Ne leur en parler que lorsque "ça se voit" est une bonne chose. Par chance 4 mois se seront déjà passés.

Au Château, vu l'état de délabrement rapide dans lequel tombe la Châtelaine, il a fallu faire différemment. En effet, au tout début de la grossesse, Monsieur R était "bizarre", avec un comportement qui ne lui ressemblait pas trop : très câlin, prévenant envers sa mère, et soucieux. Une réplique spontanée lors d'un repas a donné l'alerte aux Châtelains : "Maman est malade"

Courte concertation, et la décision fut prise, à peine deux mois de grossesse, et il a fallu annoncer aux petits la grande nouvelle. "Non, Maman n'est pas malade, elle est juste très fatiguée, parce que vous allez avoir un petit frère ou une petite soeur. Maman attends un bébé, il est en train de grandir dans son ventre".

Grand silence (digestion de la nouvelle). Ravissement de Mademoiselle O qui est déjà intimement persuadée que ce sera une petite fille. Silence grandissant de Monsieur R, en plein examen des diverses conséquences de cette annonce.

Finalement, il consent à faire part de sa première réaction :
"Ça veut dire que maintenant, il va y en avoir DEUX qui vont m'embêter?"
gêne perceptible des Châtelains... puis réponse honnête de la Châtelaine:
"C'est probable mon chéri..."

Quelque temps plus tard, des précision viendront pour rassurer le petit bonhomme. Avec 6 ans d'écart, le bébé embêtera plutôt sa soeur que lui. Monsieur R sera le très grand frère, ce sera très différent d'avec sa soeur.Ahhhhhh.... Voilà qui a tranquillisé durablement Monsieur R. Celui-ci est à présent indifférent de la future naissance, tout comme il avait pu l'être pour sa soeur. Les Châtelains sont donc rassurés.

L'annonce fut donc réalisée très tôt. Les enfants ont d'abord joué tous les jours avec des coussins sous leurs pulls, puis ces jeux se sont espacés, mais reviennent régulièrement. Les Châtelains ont bien précisé que ce serait très long, après Noël, presque à la fin de l'année scolaire, quand la maison serait finie....
Mais le temps est une échelle bien vague pour eux. Mademoiselle O demande souvent si ça y est, il va sortir.
Les Châtelains essaient donc de leur donner des repères, comme le début de l'été, et aussi des événements qui vont jalonner la période et qui arriveront (normalement) avant la naissance, comme l'anniversaire de leur Maman. Dernièrement, la Châtelaine a fait l'acquisition d'une douzaine de petits magazines avec une grande histoire et un CD. Quand elle aurait fini de leur distribuer à intervalles plus ou moins réguliers, le bébé sera "prêt à sortir". La vue de la pile suffit à leur montrer qu'il faudra encore attendre beaucoup.

Progressivement, les Châtelains préparent l'arrivée du bébé et redistribuent les places de chacun. Mademoiselle O va devenir grande soeur. Ohhhhhhh, quel changement. Ce nouveau statut fait son chemin en elle, et au fur et à mesure des semaines et des mois qui passent, des changements comportementaux se font sentir. Evidemment, elle grandit aussi en même temps, difficile de savoir réellement l'impact de l'arrivée d'un troisième.
Toujours est-il qu'elle ne veut plus être un bébé, finit par être propre la nuit, refuse le bavoir, et s'occupe de ses poupées avec attention.

Tout comme les parents ont besoin de ces 9 mois pour se projeter, se préparer et concrétiser au fur et à mesure l'arrivée d'un bébé, il en est de même pour les enfants déjà présents. Les Châtelains essaient donc de les intégrer dans les différentes étapes, sans pour autant ne leur parler que de çà, car il faut aussi qu'ils vivent pour eux même, et ne soient pas dans l'attente. (C'est un peu comme pour la construction du nouveau Château, c'est une bien trop longue aventure pour eux, et s'en lassent assez vite).
Ainsi, les enfants soumettent leurs choix et idées de prénoms Dora, Babouche, "je sais rien faire" (c'est la meilleure idée de Monsieur R), et autres "Hello Kitty". Après intenses réflexions, les Châtelains ont décidé de refuser toutes ces trouvailles pour la santé mentale du futur né et de son entourage.

Monsieur R a choisi les motifs (en accord avec sa mère) des couches lavables toutes neuves commandées. Il a aussi regardé la nouvelle tireuse électrique que la Châtelaine s'est procurée (pour sa plus grande joie). Mademoiselle O a trié les vêtements de bébé avec la Châtelaine.

Bref, des petites choses pour rendre très concret ce nouveau bébé. Pour qu'il ne reste pas "un truc dont on parle". Ils ont aussi tous les deux sentis le bébé bouger dans le ventre de leur maman. Sensation particulière dont Monsieur R refuse de ressentir à nouveau, et dont Mademoiselle O ne se lasse pas "Maman, tu peux faire bouger le bébé?".

Les livres sont aussi un bon support pour la concrétisation. Préparer les enfants, le foyer, les parents, c'est  indispensable pour tenter de minimiser le chamboulement produit inévitablement par une nouvelle naissance. (chamboulement attendu avec impatience par les Châtelains)

samedi 5 février 2011

dormir 24 heures

C'est possible, c'est l'exploit que viennent de réaliser les Châtelains.

La gastro-entérite a frappé chaque membre du Château. Heureusement que la sphère d'amis et de famille s'est mobilisée, car les parents étaient dans l'incapacité totale d'assumer leur rôle...

Du coup, les enfants pris en charge, les Châtelains se sont reposés, et ont dormi... 24 h (juste quelques pauses pour boire). Ils ne pensaient pas que c'était possible, mais visiblement, aucun problème.
Ce matin, ils se sont trouvés assez en forme pour prendre un petit-déjeuner. Mais sitôt repus, sitôt recouchés...

Ce sale virus agresse vraiment les organismes.

lundi 31 janvier 2011

Curry d'agneau aux patates douces

La petite recette de l'autre soir. Après examen, un ami indien m'a confirmé que c'était pas mal du tout, manquait le gingembre. C'est vrai, mais les garde-mangers du Château n'en contenait pas.

Il faut (pour 4 ou 5 personnes):
1 gros oignon hâché menu, deux gousses d'ail pressées
huile, sel, poivre
1/2 c à café de cumin en poudre
1 c à café de garam massala
1/2 c à café de paprika
1 c à café de graines de coriandre en poudre
5 brins de coriandre fraîche
une boîte de tomates pelées ou en dés, peu importe, il faudra les mixer (bon à savoir, l'embout du robot marie passe juste dans le diamètre de la boîte, donc pas besoin de salir un autre récipient pour mixer, juste faire attention à ne pas tout faire déborder, et cela fait un coulis de tomate à pas cher)
un c à soupe de concentré de tomates
700g de sauté d'agneau



Mettre dans une cocotte minute un peu d'huile chaude l'oignon, l'ail et le gingembre hâché. Laisser cuire à feu doux le plus longtemps possible (selon votre timing, l'idéal est 20 min, la Châtelaine était pressée, elle a patienté à peu près 1 minute trente)
Rajouter de l'huile  et y faire frire les épices en poudre deux minutes (ces deux min là sont importantes et permettent de renforcer le goût des épices).


Ajouter le sauté d'agneau. Quand la viande a été bien revenue, ajouter la boîte de tomates mixées et le concentré de tomates. Du sel et du poivre et hop fermer la cocotte minute, et cuisson de 25 minutes. 
Deux minutes avant de servir rajouter les feuilles de coriandre. Rectifier l'assaisonnement.

Un régal.... Une belle sauce riche et bien sombre, une viande délicieuse...Hum, à refaire...

Servir avec des patates douces, du riz blanc, des pommes de terre... ce qu'il y a !

vendredi 28 janvier 2011

Couture ou tricot ?

Ca y est, la Châtelaine arrêtée est en train de décider de ses futurs projets pratiques destinés à occuper ses mains de façon à produire quelque chose de tangible (pour éviter également de passer ses journées à l'ordinateur, devant la télé ou la PSP). Déjà deux projets se dessinent : une gigoteuse pour la demoiselle ou le monsieur à venir, et une écharpe pour la mademoiselle déjà là.

La gigoteuse pose quelques problèmes : le tricot était envisagé au début, mais le rendu risque de ne pas être à la hauteur des espérances de la Châtelaine. La couture... est envisageable, mais elle n'a pas de réelles connaissances, et a un peu peur de ne jamais la finir. L'autre matin, elle est allée déballer tous ses vieux cartons et a retrouvé un grand morceau de drap de lin/coton (type vieux drap), qui serait parfait pour une gigoteuse d'été, et dont la trame est brodable (avec une loupe, certes, mais brodable).

Donc c'est parti : une journée pour réfléchir au projet,
une journée pour découper le tissus selon le patron et choisir les couleurs pour la broderie. Modification et préparation de la grille de broderie.
Aujourd'hui, c'est parti, après un petit essai de broderie sur un échantillon et un marquage sur le tissus de l'emplacement de la broderie, les premières petites croix s'alignent sur ce beau tissu.
La Châtelaine confirme, il faudrait des lunettes loupes pour ne pas s'arracher les yeux... Mais le rendu sera très beau. Les photos confirmeront quand il y aura un peu plus qu'une trentaine de points brodés!

jeudi 27 janvier 2011

plaisir de lire

Monsieur R fait sa petite séance de lecture quotidienne de 5 minutes juste avant le coucher, pendant la lecture de l'histoire du soir.

Hier, la Châtelaine avait détaché les petites cartes du livre de Balthazar et les phonèmes. Monsieur R a su en lire 11. Il était content d'en savoir autant!

Ce soir, la lecture du soir était "Ma première encyclopédie en autocollants" sur les châteaux forts (aux éditions Lito). Cela fait très longtemps que ce livre lui a été offert. Il a été l'occasion de connaître beaucoup de vocabulaire spécifique, les illustrations sont riches et jolies, et bien sûr le plaisir de coller les autocollants a été immense. Le grand avantage de ces livres, pour l'apprentissage de la lecture, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de texte, les caractères sont écrits gros et les phrases courtes.

Ce fut donc parfait pour la séance du soir.

Monsieur R va aux toilettes, et la Châtelaine l'entend annoner comme s'il d'échiffrait quelque chose. Elle s'est demandé ce qu'il pouvait bien lire, car il n'y a rien à lire dans cette pièce. Il est soudain ressorti en courant lui montrant un tout petit livret de 4 cm sur 3 d'une histoire Playmobil.
"Maman, Maman, j'ai lu tout seul la première phrase : Le chevalier Alexis"
Il est ensuite allé montrer sa phrase à son père et sa soeur.

La Châtelaine lui a ensuite dit que ce livret serait le sien, et que ce serait lui qui le lirai tout seul, juste pour le plaisir.

Voilà, on peut dire que c'est gagné : intérêt, curiosité, volonté d'y arriver et et et... plaisir !

mercredi 26 janvier 2011

1ère dictée

L'autre jour, Monsieur R déclare "Maman, on joue à la maîtresse?" (tiens, il y avait longtemps qu'on n'avait pas entendu ce refrain)
Alors hop c'est parti!

Surtout, il ne faut pas oublier le rituel d'arrivée du matin, avec les salutations d'usage et l'installation à son bureau ainsi que les petits travaux libres le temps que tout les autres élèves arrivent.

Une fois fait, la Châtelaine, un peu prise au dépourvu et n'ayant eu que cinq minutes pour décider ce qu'elle allait demander à son grand garçon tant désireux d'apprendre, tenta donc un peu d'écriture.

L'alphabet mobile n'a jamais trop fonctionné au Château, dommage pour les dizaines d'heures passées à plastifier, découper, construire la boite...

Monsieur R a d'abord écrit son prénom en lettres capitales. Puis à la demande de sa maman-maîtresse a écrit son prénom en lettres cursives, s'aidant parfois de l'affiche des alphabets pour trouver le 'h' par exemple. Cela a duré un petit moment, car il s'est pris au jeu et s'est bien appliqué.

Ensuite, la Châtelaine lui a proposé d'écrire une petite phrase sous sa dictée. (pas très Montessori, mais bon...) La phrase a été d'abord donnée dans son ensemble, puis dite plus lentement en insistant sur les "e" muets : La vache broute dans le pré.

Monsieur R avait le droit d'écrire comme il voulait (il a donc écrit en capitales) :
"LA VACH BROUTE DANS LE PRÉ"  pour le "dans", la Châtelaine l'a un peu aidé, mais le reste, il l'a écrit tout seul. Il a aussi relu avant de me le montrer. Il était tout fier de lui.

La séance s'est arrêtée et il est parti découper.

La Châtelaine était également fort satisfaite de ce petit moment, elle a pu voir que le "ou", "ch" et "é" à présent maîtrisé en lecture, étaient acquis également en écriture.

samedi 22 janvier 2011

La Police... hum hum...

Hier soir, la Châtelaine rentrait chez elle après sa fort probable dernière journée à son travail. Au lieu d'une heure de trajet, cela fait quelques semaines que ce trajet prend une demie-heure de plus. L'investissement physique d'un tel déplacement, sans compter les pas au bureau, la position assise... est énorme.

Tout cela pour dire que le soir, dans la rue, elle avait beaucoup de difficultés à marcher, et il est vrai que même les personnes âgées avancent plus vite.

La Châtelaine a été tout de même fort surprise et indignée de ce qui s'est passé :
elle s'est engagée sur un passage piéton, se tenant le ventre avec les mains (précision pour dire que malgré le gros manteau d'hiver, personne ne peut douter que la Châtelaine abrite un petit être en développement). Une voiture arrive, une voiture de Police. Et bien devinez quoi... la Châtelaine s'est faite klaxonner par cette voiture, avec force gestes de la part de ses occupants, signifiant sûrement quelque chose du genre "mais dépêchez-vous de dégager le passage"!!!

Comme si la Châtelaine faisait exprès de marcher à cette allure pour perdre du temps... Choquée, la petite Châtelaine toute sensible d'hier soir...
Souvenir assez hallucinant d'un monde à l'envers... (espoir secret que l'urgence était pour une excellente cause)

mercredi 19 janvier 2011

les aventures d'une Châtelaine enceinte : une matinée bien longue

Ce matin, La Châtelaine avait décidé à aller à l'hôpital où elle désire accoucher (site pilote pour l'accouchement sur le côté : le CHI Villeneuve Saint Georges) pour s'inscrire puisque les joindre par téléphone ou email semble impossible au vu des centaines de tentatives ratées.

Donc la voici partie en voiture. C'est un hôpital perché sur une colline abrupte, un très gros hosto. Avec 15 parkings qui s'échelonnent tout au long de la côte. Elle en a essayé au moins les deux tiers, en ne se garant pas à la première place que trouvée car "ah non, ca a l'air trop loin de l'entrée de l'hôpital". Remarque complètement débile puisque l'hôpital étant en travaux, on ne distingue pas vraiment où est l'entrée principale. Elle aurait dû garder cette place...
(la Châtelaine est vraiment diminuée physiquement et tente d'économiser chacun de ses pas)
5 ou 6 parkings suivants, elle finit tout en haut de la côte (au-dessus de l'hôpital), et tout au bout du parking.

Elle descend, croise quelqu'un qui lui indique l'entrée, et là, évidemment, elle se rend compte de sa bêtise d'il y a 20 min de ne pas s'être garée vraiment à PROXIMITE de cette fichue entrée.

Il faut monter  50 marches, mais avant les marches, il y a un petit module en préfabriqué où est placardé "accueil patients - contentieux". Là, elle sait qu'elle ne se trouve pas au bon endroit, mais sait-on jamais, si elle monte les  50 marches et qu'après on lui dit qu'elle les a montées pour rien...
Elle rentre, prend un ticket. Il fait chaud, elle est assise, il n'y a pas la queue, tout est parfait. Au pire, ce sera une petite pause avant la montée des marches.

En effet, le type du guichet lui annonce qu'elle n'est pas au bon endroit pour s'inscrire à la maternité, et indique gentiment le labyrinthe à suivre pour y arriver. En effet, il faut monter ces 50 marches. La pause valait donc le coup.

La Châtelaine entreprend donc la montée, puis se pète le ventre en tirant deux énormes portes bien lourdes pour pénétrer enfin dans l'hôpital. Elles doivent être en verre blindé.

Elle va, comme indiqué par le gentil monsieur qu'elle n'était pas censée rencontrer car n'étant en contentieux avec personne (encore), au fond de l'allée principale et trouve les ascenseurs. Qu'elle est longue cette allée...

On attend les ascenseurs debout, car pas de siège, alors qu'il a beaucoup de place devant ces ascenseurs. Mais pourquoi donc ne peut-on pas s'asseoir???

Elle se demande si elle va pouvoir arriver entière au 5ème étage. Mais si, elle y arrive.

Ahhhhhhhhh la couleur rose des couloirs de maternité, dans tous les hôpitaux c'est pareil ou quoi? Ici, les gens ont l'air beaucoup moins triste. Il y a des gros ventres qui se promènent (bien plus gros que le sien d'ailleurs) sans avoir de difficultés semble-t'il. Alors que la Châtelaine se traîne plus qu'elle ne marche, un peu de jalousie pointe son nez...

Elle finit par trouver un mini guichet d'accueil de 60 cm de large, après avoir lu les inscriptions diverses et variées sur les 15 portes qui l'ont précédé. Pourquoi n'y a t'il pas une grande pancarte "Inscription / accueil" évitant toute cette lecture fastidieuse ?
Pas de queue, c'est une chance. Des affiches collées tout autour du mini comptoir conseillent aux gens d'avoir de la patience et d'être poli avec le personnel de l'hôpital... aie aie aie...
La Châtelaine prend son plus beau sourire (il en restait un dans son sac après toute cette fatigue physique) et demande si elle peut s'inscrire à la maternité.
"Ah non, vous n'êtes pas dans le secteur... "
En gardant le sourire, la Châtelaine persiste en argumentant,
"L'Hôpital de J..... a fermé, et maintenant vous êtes la maternité la plus proche de mon domicile. "

La dame se renseigne dans le bureau occulte caché derrière elle, encore un cagibi rose habité par des dames en blouse rayée rose et blanche, et revient avec une réponse POSITIVE.
 "Mais oui, c'est vrai, maintenant on accepte les personnes de votre commune"... Ah et bien grand soulagement, au moins, tous ces pénibles déplacements n'auront pas été faits pour rien.

Bon, après, évidemment, la Châtelaine n'avait pas tous les papiers requis, elle ne pouvait pas revenir le lendemain (pas question de recommencer la visite touristique des parkings ni la montée des marches sans tapis rouge), oui, elle va les scanner et les envoyer à leur adresse email de laquelle on obtient jamais de réponse mais sait-on jamais, faire confiance...

Un rendez-vous? Oui, bien sûr, mais pas avant le septième mois. OK, donc il va falloir se trouver en plus un autre gynéco plus accessible que celui qu'on avait trouvé fort pratique en face du bureau à juste 10 min de marche. Sauf qu'on n'avait pas pensé que la durée de marche augmente exponentiellement avec l'avancement de la grossesse, et que désormais, le temps de marche triple. Aller chez ce gynéco devient donc impossible.

Bref, la Châtelaine est tout de même satisfaite mais crevée. Elle reprend le couloir en sens inverse, attend un ascenseur qui s'arrête à tous les étages avant d'arriver au rez-de-chaussée. ET là, elle se dit, non, elle ne pourra JAMAIS atteindre la sortie.

La tête lui tourne, elle se dit, bon, si elle tombe, au moins, elle sera déjà au bon endroit, y aura bien quelqu'un pour la ramasser. Alors elle décide d'y aller par étape. Tous les 10 mètres, la Châtelaine pose ses fesses (si si, même la divine Châtelaine dispose d'un arrière-train) sur un siège pendant trois minutes. Heureusement l'allée est pleine de sièges non occupés !!!!
Du coup elle patiente tour à tour devant les guichets de caisse, de chirurgie orthopédique, de chirurgie viscérale (là, elle se demande si toutes les bonnes femmes assises attendent pour se faire "remonter les organes"), de consultation diététique. elle teste aussi les sièges de la mini cafétéria qui se trouve juste avant les portes de sortie blindées.

Elle est en plein désespoir, comment va-t'elle atteindre la voiture??? Elle sort en se débrouillant pour profiter des portes déjà ouvertes par les personnes entrant dans l'édifice (et oui, on apprend grâce à ses expériences...). Et là, Ô miracle, encore des sièges, oui, juste avant les 50 marches à descendre cette fois-ci. Ils sont sans doute prévus pour les malades désirant s'aérer cinq minutes, observant les travaux  et la vue splendide... Elle s'assied, sort son téléphone, appelle le Châtelain, lui dit qu'elle se trouve à l'Hôpital. Grave erreur, il panique et pense qu'il est arrivé quelque chose à sa dulcinée. Elle le rassure de suite, mais fond en larmes en lui expliquant qu'elle est tellement fatiguée qu'elle est bloquée là, qu'elle ne peut pas descendre ces 50 p..... de marches puis remonter une côte de 17% puis aller jusqu'au bout du parking pour enfin trouver la voiture....
Elle pleure de fatigue et d'épuisement.
Il lui conseille de rentrer dans l'hôpital (il n'a pas essayé de pousser ces portes, lui) et de dire à la première personne de l'hôpital qu'elle voit qu'elle n'est pas bien du tout et qu'il faut l'aider à rentrer à la voiture. Ou alors qu'elle se repose à l'intérieur de l'hôpital, et que si ca continue d'aller mal, elle le dise... bref... le discours qu'elle avait envie d'entendre.

La Châtelaine reste dehors, finit par se calmer et se reposer un peu. De toute façon, il allait bien falloir y arriver à cette voiture, car perchée là en haut de cette colline, personne ne pourra jamais venir chercher la Châtelaine et les solutions proposées par le Châtelain ne sont pas applicables. Elle se voit mal retourner à la salle d'attente des consultations diététique, passer devant les 10 personnes qui attendent et dire "ouh la la , je me sens mal, pitié aidez moi".
Bref, elle prend son ventre à deux mains (et son courage à deux pieds, car plus de mains dispo), et elle commence la lente descente des marches, puis la très très lente montée de la côte. Au bout de 12 ou 15 minutes de marche où un escargot l'aurait klaxonnée, elle aperçoit enfin, Ô miracle (c'est le second de la journée si vous êtes attentifs), sa voiture. Mais qu'est-ce qu'elle est loin...
Elle finit par y arriver.
Elle se repose.
Elle allume le contact et rentre chez elle tout doucement, ayant bien conscience que c'est totalement inconscient de prendre la voiture dans cet état-là.

De retour saine et sauve chez elle, la Châtelaine s'allonge sur son lit et se dit, "mon dieu, en plus la journée n'est pas finie, il faut que pour 15h30 la maison soit rutilante pour accueillir une visite d'un potentiel acheteur..." L'appart sera nickel et à l'heure de la visite, elle apprendra que celle-ci est annulée!!!  Envie de meurtre, désespoir, et finalement, le positivisme reprends le dessus. Au moins l'appart est propre et rangé, c'est agréable, et toujours ça de gagné!


L'aventure du jour était un peu longue, mais la Châtelaine espère qu'elle vous aura au moins fait sourire un peu de ses déboires...

dimanche 19 décembre 2010

Merci à Balthazar

Balthazar et les phonèmes... c'est le petit livre de chevet de Monsieur R qui est décidé depuis deux mois à apprendre à lire.

Donc tous les soirs, la lecture du soir est une lecture à deux voix. La progression est lente mais certaine, car à raison de 5 à 10 mots par soir pendant cinq minutes, il ne faut pas non plus demander la lune.

Quoi qu'il en soit, le Château résonne des tentatives de lecture de Monsieur R.

Le oi, ou, on, ch sont acquis. Le an, au en cours d'assimilation, et le reste est à venir. Il gagne une grande confiance en lui, et est très content. Il réclame tous les jours sa petite séance.

Cuisenaires toujours

Les cuisenaires, à deux, c'est plus marrant!!!

L'un fait des additions, l'autre, les encastrements :


Ce fut une vraie découverte pour la petiote. Monsieur R, quant à lui n'a manipulé que pour vérifier ses additions théoriques.

samedi 26 février 2011

La magie de la vie...

Oui, c'est un titre de billet un peu "gnan gnan", mais en cette soirée de solitude au Château, le vague à l'âme monte, le sentimentalisme aussi...

Une soirée seule, devant la télévision et la remise des Césars, allongée sur le canapé, elle était détendue, a même ri. Et comme chaque soir, elle a senti les légers remous dans son intérieur, presque ponctuels... Et le remous s'est fait plus précis, comme une chatouille de l'intérieur, mais tout contre la peau, comme une course de petits p a s .

Oh, quelle émotion subite, la petite joie de la future maman qui a senti le petit être dans son intérieur. Elle pose sa main chaude sur son ventre, et la course reprend. La Châtelaine se met à rire, à lui parler, instants rares... De ses doigts elle sent une petite pointe qui circule, une toute petite pointe, qu'elle pourrait presque saisir, un pied, une main, un coude ??? Elle ne sait pas... Un petit moment de connivence, extériorisé et vécu pleinement.

Oui, les bébés bougent dans le ventre de leur mère, c'est bien connu. Et celui-ci ne s'en prive pas, le matin, le soir, dans l'après-midi aussi. La planche à roulette, la corde à sauter, la balançoire, le trampoline, on a l'impression qu'il y a beaucoup de matériel dans son ventre... MAIS, mais, ces petits instants où la mère pense qu'il suffirait de très très peu pour déjà tenir une petite partie de cet être en devenir sont rares. En tout cas, la Châtelaine, du haut de sa petite expérience de gestatrice, se souvient d'avoir déjà ressenti cette sensation très spéciale avec la Mademoiselle O en construction. Et ce sont des instants qu'elle espère se rappeler toujours.

C'est tellement magique, intense et si émouvant, de se dire que la petite bosse qu'on sent est un bout du petit corps que l'on attend, patiemment ou impatiemment selon les moments, que l'on espère, que l'on redoute, que l'on fabrique de façon magique... Une amie (la Châtelaine se permet de l'appeler ainsi, car les conversations qu'elle a pu avoir avec elle ont souvent la profondeur et le respect mutuel qu'on peut avoir pour ses amis) lui a d'ailleurs dit ce matin : toi, tu jardines déjà très bien à l'intérieur de toi... C'est joliment dit et représente bien les choses (merci)

Plus que les gros boum boum dans le ventre, ces petits contacts pointus, fermes et décidés concrétisent la présence de cette petite chose que les Châtelains et leur famille verront et aideront à grandir.

Merci de ce petit cadeau offert un soir de solitude, le Châtelain étant parti chercher les enfants en cette fin de vacances scolaires. Ah... vivement dimanche soir, le Château sera de nouveau animé et plein de câlins, après deux semaines d'absence de bazar, de cris, de dessins pliés en douze, de "ferme les yeux Maman", "regarde moi" et autres "tu me lis (un livre)?".

D'ici-là, la Châtelaine va aller manger des lasagnes chez sa Maman à elle, et son Papa viendra dimanche lui tenir compagnie, en homme temporairement solitaire qu'il sera! Pas d'enfant au Château? Qu'à cela ne tienne, ce sera au tour de la Châtelaine de revenir petite fille....

vendredi 18 février 2011

Préparation matérielle de la venue du petit dernier

La Châtelaine commence sérieusement les préparatifs d'accueil de son prochain petit bébé (quelle hâte)...

Alors, elle décide de procéder dans l'ordre :
1) Il va naître nu, il va lui falloir des vêtements 
--> le tri du "tiroir à souvenirs" a été fait avec Mademoiselle O, tout ce qui irait à un petit garçon (çà y est, la mèche est vendue sur le net) a été mis de côté.
--> la Cousine a été appelée, elle va donc jeter un coup d'oeil dans ses cartons soigneusement étiquetés pour voir ce qui lui reste (après ses nombreux trafics de fringues d'enfant entre cousins/cousines (fort pratique ces trafics))
--> on verra bien ce qu'il restera à acheter ou se faire offrir...

2) Il va avoir faim, ceci n'est pas un souci, la Châtelaine devrait pouvoir lui fournir le précieux liquide fabriquée par son usine interne personnelle (le tire-lait a même déjà été acheté pour le triste retour au travail... pourvu que le mois de novembre n'arrive pas trop vite...)

3) Il va éliminer, il va donc falloir des couches (lavables, cela va sans dire, on ne change pas une équipe qui gagne). La Châtelaine envisage même de ne pas acheter du tout de jetables, même, oui , même pour la maternité... (bon, on verra si techniquement c'est faisable, avis aux lecteurs/lectrices, si vous avez essayé, je serai ravie d'avoir votre retour d'expérience)
--> les couches non données et non vendues sont très chouettes (Sweet Light avec insert bambou rose maison) mais bien trop grandes (XL). Re-téléphone à la Cousine pour savoir si son propre cousin à elle n'en aurait pas redonné quelques unes qui pourraient encore servir.
--> petit plaisir de la Châtelaine qui a profité des soldes pour faire deux commandes chez Made in la P'tite Prairie et P'tit Dessous, avec des couches lavables pour toutes petites fesses, plusieurs modèles, plein de motifs et de couleurs. La Châtelaine complètera avec des simples langes et deux anciennes culottes en Rovyl (qui datent d'il y a presque 40 ans) fournis par sa belle-mère.
--> mission de la Maman de la Châtelaine : acheter du papier POPLI épais ainsi que deux "snappis"(attaches langes) sur le marché

4) il va falloir rentrer de la maternité en voiture
--> il faut acheter d'occase une voiture plus grande. Bon, si ce n'est pas possible...
--> il faut acheter d'occase un cosy que l'on mettra à l'avant de la voiture déjà existante dans le garage du Château
--> il faut acheter d'occase une nacelle avec le super nouveau système Isofix (c'est le rêve de la Châtelaine)
Ce point numéro 4 risque de porter atteinte à la bourse des Châtelains...

5) il va dormir (enfin, les Châtelains l'espèrent...)
--> pas de soucis, la nacelle conviendra les premiers temps, puis Mademoiselle O transmettra son lit au bébé, tout comme Monsieur R l'avait fait pour sa soeur. Elle aura donc droit à un nouveau lit (déjà réservé dans la cave de la Maman de la Châtelaine)

6) il va falloir le promener à pied
--> la poussette essaiera de supporter le poids d'un troisième enfant
--> il faut récupérer l'écharpe de portage prêtée à des amis
--> et la Châtelaine a bien envie d'une autre écharpe de colori un peu plus gai, donc à voir pour un autre achat...

7) et un doudou? Mais oui, la Châtelaine avait oublié les fameux doudous (merci Véronique)
--> ce ne devrait pas être un gros souci non plus : la grosse caisse à roulette au-dessus de l'armoire des enfants est pleine de jouets premier âge, dont pas mal de doudous offerts qui n'ont jamais vraiment attiré le petit monsieur et la petite demoiselle. Peut être que ce petit-là y trouvera son bonheur?
Le seul problème réside quand même dans la perte des doudous, qui semble inévitable. Il est judicieux d'en avoir en double ou en triple... au cas où... Bon, la Châtelaine va faire le tri dans la caisse, et elle verra bien ce qu'elle y trouvera...

La Châtelaine pense avoir fait le tour des besoins essentiels d'un petit marmot. En résumé, tant qu'ils sont minuscules, leurs besoins sont assez facilement et économiquement couvrables, surtout si ce n'est pas un premier bébé.

Faire cette liste ne rend pas ce blog très intéressant, mais cela fait tellement plaisir à la Châtelaine de parler et d'imaginer ce petit être tout chaud et tout doux, que tant pis!!! Et si un oubli majeur s'est glissé ici, merci d'en faire part...

lundi 14 février 2011

Préparer l'arrivée d'un enfant dans une fratrie

Quelle bonne idée... oui, mais comment faire pour accompagner les ainés dans cet événement qui va chambouler tous les équilibres qui avaient pu (ou non) se construire dans le foyer???

Une grossesse, c'est long (terriblement long dans le cas de la Châtelaine puisque de son point de vue le temps de gestation doit s'approcher des trois ou quatre ans...), et cela l'est encore plus pour les enfants (c'est quasiment une année scolaire pour eux), et ce, d'autant plus qu'ils sont jeunes. Ne leur en parler que lorsque "ça se voit" est une bonne chose. Par chance 4 mois se seront déjà passés.

Au Château, vu l'état de délabrement rapide dans lequel tombe la Châtelaine, il a fallu faire différemment. En effet, au tout début de la grossesse, Monsieur R était "bizarre", avec un comportement qui ne lui ressemblait pas trop : très câlin, prévenant envers sa mère, et soucieux. Une réplique spontanée lors d'un repas a donné l'alerte aux Châtelains : "Maman est malade"

Courte concertation, et la décision fut prise, à peine deux mois de grossesse, et il a fallu annoncer aux petits la grande nouvelle. "Non, Maman n'est pas malade, elle est juste très fatiguée, parce que vous allez avoir un petit frère ou une petite soeur. Maman attends un bébé, il est en train de grandir dans son ventre".

Grand silence (digestion de la nouvelle). Ravissement de Mademoiselle O qui est déjà intimement persuadée que ce sera une petite fille. Silence grandissant de Monsieur R, en plein examen des diverses conséquences de cette annonce.

Finalement, il consent à faire part de sa première réaction :
"Ça veut dire que maintenant, il va y en avoir DEUX qui vont m'embêter?"
gêne perceptible des Châtelains... puis réponse honnête de la Châtelaine:
"C'est probable mon chéri..."

Quelque temps plus tard, des précision viendront pour rassurer le petit bonhomme. Avec 6 ans d'écart, le bébé embêtera plutôt sa soeur que lui. Monsieur R sera le très grand frère, ce sera très différent d'avec sa soeur.Ahhhhhh.... Voilà qui a tranquillisé durablement Monsieur R. Celui-ci est à présent indifférent de la future naissance, tout comme il avait pu l'être pour sa soeur. Les Châtelains sont donc rassurés.

L'annonce fut donc réalisée très tôt. Les enfants ont d'abord joué tous les jours avec des coussins sous leurs pulls, puis ces jeux se sont espacés, mais reviennent régulièrement. Les Châtelains ont bien précisé que ce serait très long, après Noël, presque à la fin de l'année scolaire, quand la maison serait finie....
Mais le temps est une échelle bien vague pour eux. Mademoiselle O demande souvent si ça y est, il va sortir.
Les Châtelains essaient donc de leur donner des repères, comme le début de l'été, et aussi des événements qui vont jalonner la période et qui arriveront (normalement) avant la naissance, comme l'anniversaire de leur Maman. Dernièrement, la Châtelaine a fait l'acquisition d'une douzaine de petits magazines avec une grande histoire et un CD. Quand elle aurait fini de leur distribuer à intervalles plus ou moins réguliers, le bébé sera "prêt à sortir". La vue de la pile suffit à leur montrer qu'il faudra encore attendre beaucoup.

Progressivement, les Châtelains préparent l'arrivée du bébé et redistribuent les places de chacun. Mademoiselle O va devenir grande soeur. Ohhhhhhh, quel changement. Ce nouveau statut fait son chemin en elle, et au fur et à mesure des semaines et des mois qui passent, des changements comportementaux se font sentir. Evidemment, elle grandit aussi en même temps, difficile de savoir réellement l'impact de l'arrivée d'un troisième.
Toujours est-il qu'elle ne veut plus être un bébé, finit par être propre la nuit, refuse le bavoir, et s'occupe de ses poupées avec attention.

Tout comme les parents ont besoin de ces 9 mois pour se projeter, se préparer et concrétiser au fur et à mesure l'arrivée d'un bébé, il en est de même pour les enfants déjà présents. Les Châtelains essaient donc de les intégrer dans les différentes étapes, sans pour autant ne leur parler que de çà, car il faut aussi qu'ils vivent pour eux même, et ne soient pas dans l'attente. (C'est un peu comme pour la construction du nouveau Château, c'est une bien trop longue aventure pour eux, et s'en lassent assez vite).
Ainsi, les enfants soumettent leurs choix et idées de prénoms Dora, Babouche, "je sais rien faire" (c'est la meilleure idée de Monsieur R), et autres "Hello Kitty". Après intenses réflexions, les Châtelains ont décidé de refuser toutes ces trouvailles pour la santé mentale du futur né et de son entourage.

Monsieur R a choisi les motifs (en accord avec sa mère) des couches lavables toutes neuves commandées. Il a aussi regardé la nouvelle tireuse électrique que la Châtelaine s'est procurée (pour sa plus grande joie). Mademoiselle O a trié les vêtements de bébé avec la Châtelaine.

Bref, des petites choses pour rendre très concret ce nouveau bébé. Pour qu'il ne reste pas "un truc dont on parle". Ils ont aussi tous les deux sentis le bébé bouger dans le ventre de leur maman. Sensation particulière dont Monsieur R refuse de ressentir à nouveau, et dont Mademoiselle O ne se lasse pas "Maman, tu peux faire bouger le bébé?".

Les livres sont aussi un bon support pour la concrétisation. Préparer les enfants, le foyer, les parents, c'est  indispensable pour tenter de minimiser le chamboulement produit inévitablement par une nouvelle naissance. (chamboulement attendu avec impatience par les Châtelains)

samedi 5 février 2011

dormir 24 heures

C'est possible, c'est l'exploit que viennent de réaliser les Châtelains.

La gastro-entérite a frappé chaque membre du Château. Heureusement que la sphère d'amis et de famille s'est mobilisée, car les parents étaient dans l'incapacité totale d'assumer leur rôle...

Du coup, les enfants pris en charge, les Châtelains se sont reposés, et ont dormi... 24 h (juste quelques pauses pour boire). Ils ne pensaient pas que c'était possible, mais visiblement, aucun problème.
Ce matin, ils se sont trouvés assez en forme pour prendre un petit-déjeuner. Mais sitôt repus, sitôt recouchés...

Ce sale virus agresse vraiment les organismes.

lundi 31 janvier 2011

Curry d'agneau aux patates douces

La petite recette de l'autre soir. Après examen, un ami indien m'a confirmé que c'était pas mal du tout, manquait le gingembre. C'est vrai, mais les garde-mangers du Château n'en contenait pas.

Il faut (pour 4 ou 5 personnes):
1 gros oignon hâché menu, deux gousses d'ail pressées
huile, sel, poivre
1/2 c à café de cumin en poudre
1 c à café de garam massala
1/2 c à café de paprika
1 c à café de graines de coriandre en poudre
5 brins de coriandre fraîche
une boîte de tomates pelées ou en dés, peu importe, il faudra les mixer (bon à savoir, l'embout du robot marie passe juste dans le diamètre de la boîte, donc pas besoin de salir un autre récipient pour mixer, juste faire attention à ne pas tout faire déborder, et cela fait un coulis de tomate à pas cher)
un c à soupe de concentré de tomates
700g de sauté d'agneau



Mettre dans une cocotte minute un peu d'huile chaude l'oignon, l'ail et le gingembre hâché. Laisser cuire à feu doux le plus longtemps possible (selon votre timing, l'idéal est 20 min, la Châtelaine était pressée, elle a patienté à peu près 1 minute trente)
Rajouter de l'huile  et y faire frire les épices en poudre deux minutes (ces deux min là sont importantes et permettent de renforcer le goût des épices).


Ajouter le sauté d'agneau. Quand la viande a été bien revenue, ajouter la boîte de tomates mixées et le concentré de tomates. Du sel et du poivre et hop fermer la cocotte minute, et cuisson de 25 minutes. 
Deux minutes avant de servir rajouter les feuilles de coriandre. Rectifier l'assaisonnement.

Un régal.... Une belle sauce riche et bien sombre, une viande délicieuse...Hum, à refaire...

Servir avec des patates douces, du riz blanc, des pommes de terre... ce qu'il y a !

vendredi 28 janvier 2011

Couture ou tricot ?

Ca y est, la Châtelaine arrêtée est en train de décider de ses futurs projets pratiques destinés à occuper ses mains de façon à produire quelque chose de tangible (pour éviter également de passer ses journées à l'ordinateur, devant la télé ou la PSP). Déjà deux projets se dessinent : une gigoteuse pour la demoiselle ou le monsieur à venir, et une écharpe pour la mademoiselle déjà là.

La gigoteuse pose quelques problèmes : le tricot était envisagé au début, mais le rendu risque de ne pas être à la hauteur des espérances de la Châtelaine. La couture... est envisageable, mais elle n'a pas de réelles connaissances, et a un peu peur de ne jamais la finir. L'autre matin, elle est allée déballer tous ses vieux cartons et a retrouvé un grand morceau de drap de lin/coton (type vieux drap), qui serait parfait pour une gigoteuse d'été, et dont la trame est brodable (avec une loupe, certes, mais brodable).

Donc c'est parti : une journée pour réfléchir au projet,
une journée pour découper le tissus selon le patron et choisir les couleurs pour la broderie. Modification et préparation de la grille de broderie.
Aujourd'hui, c'est parti, après un petit essai de broderie sur un échantillon et un marquage sur le tissus de l'emplacement de la broderie, les premières petites croix s'alignent sur ce beau tissu.
La Châtelaine confirme, il faudrait des lunettes loupes pour ne pas s'arracher les yeux... Mais le rendu sera très beau. Les photos confirmeront quand il y aura un peu plus qu'une trentaine de points brodés!

jeudi 27 janvier 2011

plaisir de lire

Monsieur R fait sa petite séance de lecture quotidienne de 5 minutes juste avant le coucher, pendant la lecture de l'histoire du soir.

Hier, la Châtelaine avait détaché les petites cartes du livre de Balthazar et les phonèmes. Monsieur R a su en lire 11. Il était content d'en savoir autant!

Ce soir, la lecture du soir était "Ma première encyclopédie en autocollants" sur les châteaux forts (aux éditions Lito). Cela fait très longtemps que ce livre lui a été offert. Il a été l'occasion de connaître beaucoup de vocabulaire spécifique, les illustrations sont riches et jolies, et bien sûr le plaisir de coller les autocollants a été immense. Le grand avantage de ces livres, pour l'apprentissage de la lecture, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de texte, les caractères sont écrits gros et les phrases courtes.

Ce fut donc parfait pour la séance du soir.

Monsieur R va aux toilettes, et la Châtelaine l'entend annoner comme s'il d'échiffrait quelque chose. Elle s'est demandé ce qu'il pouvait bien lire, car il n'y a rien à lire dans cette pièce. Il est soudain ressorti en courant lui montrant un tout petit livret de 4 cm sur 3 d'une histoire Playmobil.
"Maman, Maman, j'ai lu tout seul la première phrase : Le chevalier Alexis"
Il est ensuite allé montrer sa phrase à son père et sa soeur.

La Châtelaine lui a ensuite dit que ce livret serait le sien, et que ce serait lui qui le lirai tout seul, juste pour le plaisir.

Voilà, on peut dire que c'est gagné : intérêt, curiosité, volonté d'y arriver et et et... plaisir !

mercredi 26 janvier 2011

1ère dictée

L'autre jour, Monsieur R déclare "Maman, on joue à la maîtresse?" (tiens, il y avait longtemps qu'on n'avait pas entendu ce refrain)
Alors hop c'est parti!

Surtout, il ne faut pas oublier le rituel d'arrivée du matin, avec les salutations d'usage et l'installation à son bureau ainsi que les petits travaux libres le temps que tout les autres élèves arrivent.

Une fois fait, la Châtelaine, un peu prise au dépourvu et n'ayant eu que cinq minutes pour décider ce qu'elle allait demander à son grand garçon tant désireux d'apprendre, tenta donc un peu d'écriture.

L'alphabet mobile n'a jamais trop fonctionné au Château, dommage pour les dizaines d'heures passées à plastifier, découper, construire la boite...

Monsieur R a d'abord écrit son prénom en lettres capitales. Puis à la demande de sa maman-maîtresse a écrit son prénom en lettres cursives, s'aidant parfois de l'affiche des alphabets pour trouver le 'h' par exemple. Cela a duré un petit moment, car il s'est pris au jeu et s'est bien appliqué.

Ensuite, la Châtelaine lui a proposé d'écrire une petite phrase sous sa dictée. (pas très Montessori, mais bon...) La phrase a été d'abord donnée dans son ensemble, puis dite plus lentement en insistant sur les "e" muets : La vache broute dans le pré.

Monsieur R avait le droit d'écrire comme il voulait (il a donc écrit en capitales) :
"LA VACH BROUTE DANS LE PRÉ"  pour le "dans", la Châtelaine l'a un peu aidé, mais le reste, il l'a écrit tout seul. Il a aussi relu avant de me le montrer. Il était tout fier de lui.

La séance s'est arrêtée et il est parti découper.

La Châtelaine était également fort satisfaite de ce petit moment, elle a pu voir que le "ou", "ch" et "é" à présent maîtrisé en lecture, étaient acquis également en écriture.

samedi 22 janvier 2011

La Police... hum hum...

Hier soir, la Châtelaine rentrait chez elle après sa fort probable dernière journée à son travail. Au lieu d'une heure de trajet, cela fait quelques semaines que ce trajet prend une demie-heure de plus. L'investissement physique d'un tel déplacement, sans compter les pas au bureau, la position assise... est énorme.

Tout cela pour dire que le soir, dans la rue, elle avait beaucoup de difficultés à marcher, et il est vrai que même les personnes âgées avancent plus vite.

La Châtelaine a été tout de même fort surprise et indignée de ce qui s'est passé :
elle s'est engagée sur un passage piéton, se tenant le ventre avec les mains (précision pour dire que malgré le gros manteau d'hiver, personne ne peut douter que la Châtelaine abrite un petit être en développement). Une voiture arrive, une voiture de Police. Et bien devinez quoi... la Châtelaine s'est faite klaxonner par cette voiture, avec force gestes de la part de ses occupants, signifiant sûrement quelque chose du genre "mais dépêchez-vous de dégager le passage"!!!

Comme si la Châtelaine faisait exprès de marcher à cette allure pour perdre du temps... Choquée, la petite Châtelaine toute sensible d'hier soir...
Souvenir assez hallucinant d'un monde à l'envers... (espoir secret que l'urgence était pour une excellente cause)

mercredi 19 janvier 2011

les aventures d'une Châtelaine enceinte : une matinée bien longue

Ce matin, La Châtelaine avait décidé à aller à l'hôpital où elle désire accoucher (site pilote pour l'accouchement sur le côté : le CHI Villeneuve Saint Georges) pour s'inscrire puisque les joindre par téléphone ou email semble impossible au vu des centaines de tentatives ratées.

Donc la voici partie en voiture. C'est un hôpital perché sur une colline abrupte, un très gros hosto. Avec 15 parkings qui s'échelonnent tout au long de la côte. Elle en a essayé au moins les deux tiers, en ne se garant pas à la première place que trouvée car "ah non, ca a l'air trop loin de l'entrée de l'hôpital". Remarque complètement débile puisque l'hôpital étant en travaux, on ne distingue pas vraiment où est l'entrée principale. Elle aurait dû garder cette place...
(la Châtelaine est vraiment diminuée physiquement et tente d'économiser chacun de ses pas)
5 ou 6 parkings suivants, elle finit tout en haut de la côte (au-dessus de l'hôpital), et tout au bout du parking.

Elle descend, croise quelqu'un qui lui indique l'entrée, et là, évidemment, elle se rend compte de sa bêtise d'il y a 20 min de ne pas s'être garée vraiment à PROXIMITE de cette fichue entrée.

Il faut monter  50 marches, mais avant les marches, il y a un petit module en préfabriqué où est placardé "accueil patients - contentieux". Là, elle sait qu'elle ne se trouve pas au bon endroit, mais sait-on jamais, si elle monte les  50 marches et qu'après on lui dit qu'elle les a montées pour rien...
Elle rentre, prend un ticket. Il fait chaud, elle est assise, il n'y a pas la queue, tout est parfait. Au pire, ce sera une petite pause avant la montée des marches.

En effet, le type du guichet lui annonce qu'elle n'est pas au bon endroit pour s'inscrire à la maternité, et indique gentiment le labyrinthe à suivre pour y arriver. En effet, il faut monter ces 50 marches. La pause valait donc le coup.

La Châtelaine entreprend donc la montée, puis se pète le ventre en tirant deux énormes portes bien lourdes pour pénétrer enfin dans l'hôpital. Elles doivent être en verre blindé.

Elle va, comme indiqué par le gentil monsieur qu'elle n'était pas censée rencontrer car n'étant en contentieux avec personne (encore), au fond de l'allée principale et trouve les ascenseurs. Qu'elle est longue cette allée...

On attend les ascenseurs debout, car pas de siège, alors qu'il a beaucoup de place devant ces ascenseurs. Mais pourquoi donc ne peut-on pas s'asseoir???

Elle se demande si elle va pouvoir arriver entière au 5ème étage. Mais si, elle y arrive.

Ahhhhhhhhh la couleur rose des couloirs de maternité, dans tous les hôpitaux c'est pareil ou quoi? Ici, les gens ont l'air beaucoup moins triste. Il y a des gros ventres qui se promènent (bien plus gros que le sien d'ailleurs) sans avoir de difficultés semble-t'il. Alors que la Châtelaine se traîne plus qu'elle ne marche, un peu de jalousie pointe son nez...

Elle finit par trouver un mini guichet d'accueil de 60 cm de large, après avoir lu les inscriptions diverses et variées sur les 15 portes qui l'ont précédé. Pourquoi n'y a t'il pas une grande pancarte "Inscription / accueil" évitant toute cette lecture fastidieuse ?
Pas de queue, c'est une chance. Des affiches collées tout autour du mini comptoir conseillent aux gens d'avoir de la patience et d'être poli avec le personnel de l'hôpital... aie aie aie...
La Châtelaine prend son plus beau sourire (il en restait un dans son sac après toute cette fatigue physique) et demande si elle peut s'inscrire à la maternité.
"Ah non, vous n'êtes pas dans le secteur... "
En gardant le sourire, la Châtelaine persiste en argumentant,
"L'Hôpital de J..... a fermé, et maintenant vous êtes la maternité la plus proche de mon domicile. "

La dame se renseigne dans le bureau occulte caché derrière elle, encore un cagibi rose habité par des dames en blouse rayée rose et blanche, et revient avec une réponse POSITIVE.
 "Mais oui, c'est vrai, maintenant on accepte les personnes de votre commune"... Ah et bien grand soulagement, au moins, tous ces pénibles déplacements n'auront pas été faits pour rien.

Bon, après, évidemment, la Châtelaine n'avait pas tous les papiers requis, elle ne pouvait pas revenir le lendemain (pas question de recommencer la visite touristique des parkings ni la montée des marches sans tapis rouge), oui, elle va les scanner et les envoyer à leur adresse email de laquelle on obtient jamais de réponse mais sait-on jamais, faire confiance...

Un rendez-vous? Oui, bien sûr, mais pas avant le septième mois. OK, donc il va falloir se trouver en plus un autre gynéco plus accessible que celui qu'on avait trouvé fort pratique en face du bureau à juste 10 min de marche. Sauf qu'on n'avait pas pensé que la durée de marche augmente exponentiellement avec l'avancement de la grossesse, et que désormais, le temps de marche triple. Aller chez ce gynéco devient donc impossible.

Bref, la Châtelaine est tout de même satisfaite mais crevée. Elle reprend le couloir en sens inverse, attend un ascenseur qui s'arrête à tous les étages avant d'arriver au rez-de-chaussée. ET là, elle se dit, non, elle ne pourra JAMAIS atteindre la sortie.

La tête lui tourne, elle se dit, bon, si elle tombe, au moins, elle sera déjà au bon endroit, y aura bien quelqu'un pour la ramasser. Alors elle décide d'y aller par étape. Tous les 10 mètres, la Châtelaine pose ses fesses (si si, même la divine Châtelaine dispose d'un arrière-train) sur un siège pendant trois minutes. Heureusement l'allée est pleine de sièges non occupés !!!!
Du coup elle patiente tour à tour devant les guichets de caisse, de chirurgie orthopédique, de chirurgie viscérale (là, elle se demande si toutes les bonnes femmes assises attendent pour se faire "remonter les organes"), de consultation diététique. elle teste aussi les sièges de la mini cafétéria qui se trouve juste avant les portes de sortie blindées.

Elle est en plein désespoir, comment va-t'elle atteindre la voiture??? Elle sort en se débrouillant pour profiter des portes déjà ouvertes par les personnes entrant dans l'édifice (et oui, on apprend grâce à ses expériences...). Et là, Ô miracle, encore des sièges, oui, juste avant les 50 marches à descendre cette fois-ci. Ils sont sans doute prévus pour les malades désirant s'aérer cinq minutes, observant les travaux  et la vue splendide... Elle s'assied, sort son téléphone, appelle le Châtelain, lui dit qu'elle se trouve à l'Hôpital. Grave erreur, il panique et pense qu'il est arrivé quelque chose à sa dulcinée. Elle le rassure de suite, mais fond en larmes en lui expliquant qu'elle est tellement fatiguée qu'elle est bloquée là, qu'elle ne peut pas descendre ces 50 p..... de marches puis remonter une côte de 17% puis aller jusqu'au bout du parking pour enfin trouver la voiture....
Elle pleure de fatigue et d'épuisement.
Il lui conseille de rentrer dans l'hôpital (il n'a pas essayé de pousser ces portes, lui) et de dire à la première personne de l'hôpital qu'elle voit qu'elle n'est pas bien du tout et qu'il faut l'aider à rentrer à la voiture. Ou alors qu'elle se repose à l'intérieur de l'hôpital, et que si ca continue d'aller mal, elle le dise... bref... le discours qu'elle avait envie d'entendre.

La Châtelaine reste dehors, finit par se calmer et se reposer un peu. De toute façon, il allait bien falloir y arriver à cette voiture, car perchée là en haut de cette colline, personne ne pourra jamais venir chercher la Châtelaine et les solutions proposées par le Châtelain ne sont pas applicables. Elle se voit mal retourner à la salle d'attente des consultations diététique, passer devant les 10 personnes qui attendent et dire "ouh la la , je me sens mal, pitié aidez moi".
Bref, elle prend son ventre à deux mains (et son courage à deux pieds, car plus de mains dispo), et elle commence la lente descente des marches, puis la très très lente montée de la côte. Au bout de 12 ou 15 minutes de marche où un escargot l'aurait klaxonnée, elle aperçoit enfin, Ô miracle (c'est le second de la journée si vous êtes attentifs), sa voiture. Mais qu'est-ce qu'elle est loin...
Elle finit par y arriver.
Elle se repose.
Elle allume le contact et rentre chez elle tout doucement, ayant bien conscience que c'est totalement inconscient de prendre la voiture dans cet état-là.

De retour saine et sauve chez elle, la Châtelaine s'allonge sur son lit et se dit, "mon dieu, en plus la journée n'est pas finie, il faut que pour 15h30 la maison soit rutilante pour accueillir une visite d'un potentiel acheteur..." L'appart sera nickel et à l'heure de la visite, elle apprendra que celle-ci est annulée!!!  Envie de meurtre, désespoir, et finalement, le positivisme reprends le dessus. Au moins l'appart est propre et rangé, c'est agréable, et toujours ça de gagné!


L'aventure du jour était un peu longue, mais la Châtelaine espère qu'elle vous aura au moins fait sourire un peu de ses déboires...

dimanche 19 décembre 2010

Merci à Balthazar

Balthazar et les phonèmes... c'est le petit livre de chevet de Monsieur R qui est décidé depuis deux mois à apprendre à lire.

Donc tous les soirs, la lecture du soir est une lecture à deux voix. La progression est lente mais certaine, car à raison de 5 à 10 mots par soir pendant cinq minutes, il ne faut pas non plus demander la lune.

Quoi qu'il en soit, le Château résonne des tentatives de lecture de Monsieur R.

Le oi, ou, on, ch sont acquis. Le an, au en cours d'assimilation, et le reste est à venir. Il gagne une grande confiance en lui, et est très content. Il réclame tous les jours sa petite séance.

Cuisenaires toujours

Les cuisenaires, à deux, c'est plus marrant!!!

L'un fait des additions, l'autre, les encastrements :


Ce fut une vraie découverte pour la petiote. Monsieur R, quant à lui n'a manipulé que pour vérifier ses additions théoriques.