Monsieur R fait sa petite séance de lecture quotidienne de 5 minutes juste avant le coucher, pendant la lecture de l'histoire du soir.
Hier, la Châtelaine avait détaché les petites cartes du livre de Balthazar et les phonèmes. Monsieur R a su en lire 11. Il était content d'en savoir autant!
Ce soir, la lecture du soir était "Ma première encyclopédie en autocollants" sur les châteaux forts (aux éditions Lito). Cela fait très longtemps que ce livre lui a été offert. Il a été l'occasion de connaître beaucoup de vocabulaire spécifique, les illustrations sont riches et jolies, et bien sûr le plaisir de coller les autocollants a été immense. Le grand avantage de ces livres, pour l'apprentissage de la lecture, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de texte, les caractères sont écrits gros et les phrases courtes.
Ce fut donc parfait pour la séance du soir.
Monsieur R va aux toilettes, et la Châtelaine l'entend annoner comme s'il d'échiffrait quelque chose. Elle s'est demandé ce qu'il pouvait bien lire, car il n'y a rien à lire dans cette pièce. Il est soudain ressorti en courant lui montrant un tout petit livret de 4 cm sur 3 d'une histoire Playmobil.
"Maman, Maman, j'ai lu tout seul la première phrase : Le chevalier Alexis"
Il est ensuite allé montrer sa phrase à son père et sa soeur.
La Châtelaine lui a ensuite dit que ce livret serait le sien, et que ce serait lui qui le lirai tout seul, juste pour le plaisir.
Voilà, on peut dire que c'est gagné : intérêt, curiosité, volonté d'y arriver et et et... plaisir !
jeudi 27 janvier 2011
mercredi 26 janvier 2011
1ère dictée
L'autre jour, Monsieur R déclare "Maman, on joue à la maîtresse?" (tiens, il y avait longtemps qu'on n'avait pas entendu ce refrain)
Alors hop c'est parti!
Surtout, il ne faut pas oublier le rituel d'arrivée du matin, avec les salutations d'usage et l'installation à son bureau ainsi que les petits travaux libres le temps que tout les autres élèves arrivent.
Une fois fait, la Châtelaine, un peu prise au dépourvu et n'ayant eu que cinq minutes pour décider ce qu'elle allait demander à son grand garçon tant désireux d'apprendre, tenta donc un peu d'écriture.
L'alphabet mobile n'a jamais trop fonctionné au Château, dommage pour les dizaines d'heures passées à plastifier, découper, construire la boite...
Monsieur R a d'abord écrit son prénom en lettres capitales. Puis à la demande de sa maman-maîtresse a écrit son prénom en lettres cursives, s'aidant parfois de l'affiche des alphabets pour trouver le 'h' par exemple. Cela a duré un petit moment, car il s'est pris au jeu et s'est bien appliqué.
Ensuite, la Châtelaine lui a proposé d'écrire une petite phrase sous sa dictée. (pas très Montessori, mais bon...) La phrase a été d'abord donnée dans son ensemble, puis dite plus lentement en insistant sur les "e" muets : La vache broute dans le pré.
Monsieur R avait le droit d'écrire comme il voulait (il a donc écrit en capitales) :
"LA VACH BROUTE DANS LE PRÉ" pour le "dans", la Châtelaine l'a un peu aidé, mais le reste, il l'a écrit tout seul. Il a aussi relu avant de me le montrer. Il était tout fier de lui.
La séance s'est arrêtée et il est parti découper.
La Châtelaine était également fort satisfaite de ce petit moment, elle a pu voir que le "ou", "ch" et "é" à présent maîtrisé en lecture, étaient acquis également en écriture.
Alors hop c'est parti!
Surtout, il ne faut pas oublier le rituel d'arrivée du matin, avec les salutations d'usage et l'installation à son bureau ainsi que les petits travaux libres le temps que tout les autres élèves arrivent.
Une fois fait, la Châtelaine, un peu prise au dépourvu et n'ayant eu que cinq minutes pour décider ce qu'elle allait demander à son grand garçon tant désireux d'apprendre, tenta donc un peu d'écriture.
L'alphabet mobile n'a jamais trop fonctionné au Château, dommage pour les dizaines d'heures passées à plastifier, découper, construire la boite...
Monsieur R a d'abord écrit son prénom en lettres capitales. Puis à la demande de sa maman-maîtresse a écrit son prénom en lettres cursives, s'aidant parfois de l'affiche des alphabets pour trouver le 'h' par exemple. Cela a duré un petit moment, car il s'est pris au jeu et s'est bien appliqué.
Ensuite, la Châtelaine lui a proposé d'écrire une petite phrase sous sa dictée. (pas très Montessori, mais bon...) La phrase a été d'abord donnée dans son ensemble, puis dite plus lentement en insistant sur les "e" muets : La vache broute dans le pré.
Monsieur R avait le droit d'écrire comme il voulait (il a donc écrit en capitales) :
"LA VACH BROUTE DANS LE PRÉ" pour le "dans", la Châtelaine l'a un peu aidé, mais le reste, il l'a écrit tout seul. Il a aussi relu avant de me le montrer. Il était tout fier de lui.
La séance s'est arrêtée et il est parti découper.
La Châtelaine était également fort satisfaite de ce petit moment, elle a pu voir que le "ou", "ch" et "é" à présent maîtrisé en lecture, étaient acquis également en écriture.
samedi 22 janvier 2011
La Police... hum hum...
Hier soir, la Châtelaine rentrait chez elle après sa fort probable dernière journée à son travail. Au lieu d'une heure de trajet, cela fait quelques semaines que ce trajet prend une demie-heure de plus. L'investissement physique d'un tel déplacement, sans compter les pas au bureau, la position assise... est énorme.
Tout cela pour dire que le soir, dans la rue, elle avait beaucoup de difficultés à marcher, et il est vrai que même les personnes âgées avancent plus vite.
La Châtelaine a été tout de même fort surprise et indignée de ce qui s'est passé :
elle s'est engagée sur un passage piéton, se tenant le ventre avec les mains (précision pour dire que malgré le gros manteau d'hiver, personne ne peut douter que la Châtelaine abrite un petit être en développement). Une voiture arrive, une voiture de Police. Et bien devinez quoi... la Châtelaine s'est faite klaxonner par cette voiture, avec force gestes de la part de ses occupants, signifiant sûrement quelque chose du genre "mais dépêchez-vous de dégager le passage"!!!
Comme si la Châtelaine faisait exprès de marcher à cette allure pour perdre du temps... Choquée, la petite Châtelaine toute sensible d'hier soir...
Souvenir assez hallucinant d'un monde à l'envers... (espoir secret que l'urgence était pour une excellente cause)
Tout cela pour dire que le soir, dans la rue, elle avait beaucoup de difficultés à marcher, et il est vrai que même les personnes âgées avancent plus vite.
La Châtelaine a été tout de même fort surprise et indignée de ce qui s'est passé :
elle s'est engagée sur un passage piéton, se tenant le ventre avec les mains (précision pour dire que malgré le gros manteau d'hiver, personne ne peut douter que la Châtelaine abrite un petit être en développement). Une voiture arrive, une voiture de Police. Et bien devinez quoi... la Châtelaine s'est faite klaxonner par cette voiture, avec force gestes de la part de ses occupants, signifiant sûrement quelque chose du genre "mais dépêchez-vous de dégager le passage"!!!
Comme si la Châtelaine faisait exprès de marcher à cette allure pour perdre du temps... Choquée, la petite Châtelaine toute sensible d'hier soir...
Souvenir assez hallucinant d'un monde à l'envers... (espoir secret que l'urgence était pour une excellente cause)
mercredi 19 janvier 2011
les aventures d'une Châtelaine enceinte : une matinée bien longue
Ce matin, La Châtelaine avait décidé à aller à l'hôpital où elle désire accoucher (site pilote pour l'accouchement sur le côté : le CHI Villeneuve Saint Georges) pour s'inscrire puisque les joindre par téléphone ou email semble impossible au vu des centaines de tentatives ratées.
Donc la voici partie en voiture. C'est un hôpital perché sur une colline abrupte, un très gros hosto. Avec 15 parkings qui s'échelonnent tout au long de la côte. Elle en a essayé au moins les deux tiers, en ne se garant pas à la première place que trouvée car "ah non, ca a l'air trop loin de l'entrée de l'hôpital". Remarque complètement débile puisque l'hôpital étant en travaux, on ne distingue pas vraiment où est l'entrée principale. Elle aurait dû garder cette place...
(la Châtelaine est vraiment diminuée physiquement et tente d'économiser chacun de ses pas)
5 ou 6 parkings suivants, elle finit tout en haut de la côte (au-dessus de l'hôpital), et tout au bout du parking.
Elle descend, croise quelqu'un qui lui indique l'entrée, et là, évidemment, elle se rend compte de sa bêtise d'il y a 20 min de ne pas s'être garée vraiment à PROXIMITE de cette fichue entrée.
Il faut monter 50 marches, mais avant les marches, il y a un petit module en préfabriqué où est placardé "accueil patients - contentieux". Là, elle sait qu'elle ne se trouve pas au bon endroit, mais sait-on jamais, si elle monte les 50 marches et qu'après on lui dit qu'elle les a montées pour rien...
Elle rentre, prend un ticket. Il fait chaud, elle est assise, il n'y a pas la queue, tout est parfait. Au pire, ce sera une petite pause avant la montée des marches.
En effet, le type du guichet lui annonce qu'elle n'est pas au bon endroit pour s'inscrire à la maternité, et indique gentiment le labyrinthe à suivre pour y arriver. En effet, il faut monter ces 50 marches. La pause valait donc le coup.
La Châtelaine entreprend donc la montée, puis se pète le ventre en tirant deux énormes portes bien lourdes pour pénétrer enfin dans l'hôpital. Elles doivent être en verre blindé.
Elle va, comme indiqué par le gentil monsieur qu'elle n'était pas censée rencontrer car n'étant en contentieux avec personne (encore), au fond de l'allée principale et trouve les ascenseurs. Qu'elle est longue cette allée...
On attend les ascenseurs debout, car pas de siège, alors qu'il a beaucoup de place devant ces ascenseurs. Mais pourquoi donc ne peut-on pas s'asseoir???
Elle se demande si elle va pouvoir arriver entière au 5ème étage. Mais si, elle y arrive.
Ahhhhhhhhh la couleur rose des couloirs de maternité, dans tous les hôpitaux c'est pareil ou quoi? Ici, les gens ont l'air beaucoup moins triste. Il y a des gros ventres qui se promènent (bien plus gros que le sien d'ailleurs) sans avoir de difficultés semble-t'il. Alors que la Châtelaine se traîne plus qu'elle ne marche, un peu de jalousie pointe son nez...
Elle finit par trouver un mini guichet d'accueil de 60 cm de large, après avoir lu les inscriptions diverses et variées sur les 15 portes qui l'ont précédé. Pourquoi n'y a t'il pas une grande pancarte "Inscription / accueil" évitant toute cette lecture fastidieuse ?
Pas de queue, c'est une chance. Des affiches collées tout autour du mini comptoir conseillent aux gens d'avoir de la patience et d'être poli avec le personnel de l'hôpital... aie aie aie...
La Châtelaine prend son plus beau sourire (il en restait un dans son sac après toute cette fatigue physique) et demande si elle peut s'inscrire à la maternité.
"Ah non, vous n'êtes pas dans le secteur... "
En gardant le sourire, la Châtelaine persiste en argumentant,
"L'Hôpital de J..... a fermé, et maintenant vous êtes la maternité la plus proche de mon domicile. "
La dame se renseigne dans le bureau occulte caché derrière elle, encore un cagibi rose habité par des dames en blouse rayée rose et blanche, et revient avec une réponse POSITIVE.
"Mais oui, c'est vrai, maintenant on accepte les personnes de votre commune"... Ah et bien grand soulagement, au moins, tous ces pénibles déplacements n'auront pas été faits pour rien.
Bon, après, évidemment, la Châtelaine n'avait pas tous les papiers requis, elle ne pouvait pas revenir le lendemain (pas question de recommencer la visite touristique des parkings ni la montée des marches sans tapis rouge), oui, elle va les scanner et les envoyer à leur adresse email de laquelle on obtient jamais de réponse mais sait-on jamais, faire confiance...
Un rendez-vous? Oui, bien sûr, mais pas avant le septième mois. OK, donc il va falloir se trouver en plus un autre gynéco plus accessible que celui qu'on avait trouvé fort pratique en face du bureau à juste 10 min de marche. Sauf qu'on n'avait pas pensé que la durée de marche augmente exponentiellement avec l'avancement de la grossesse, et que désormais, le temps de marche triple. Aller chez ce gynéco devient donc impossible.
Bref, la Châtelaine est tout de même satisfaite mais crevée. Elle reprend le couloir en sens inverse, attend un ascenseur qui s'arrête à tous les étages avant d'arriver au rez-de-chaussée. ET là, elle se dit, non, elle ne pourra JAMAIS atteindre la sortie.
La tête lui tourne, elle se dit, bon, si elle tombe, au moins, elle sera déjà au bon endroit, y aura bien quelqu'un pour la ramasser. Alors elle décide d'y aller par étape. Tous les 10 mètres, la Châtelaine pose ses fesses (si si, même la divine Châtelaine dispose d'un arrière-train) sur un siège pendant trois minutes. Heureusement l'allée est pleine de sièges non occupés !!!!
Du coup elle patiente tour à tour devant les guichets de caisse, de chirurgie orthopédique, de chirurgie viscérale (là, elle se demande si toutes les bonnes femmes assises attendent pour se faire "remonter les organes"), de consultation diététique. elle teste aussi les sièges de la mini cafétéria qui se trouve juste avant les portes de sortie blindées.
Elle est en plein désespoir, comment va-t'elle atteindre la voiture??? Elle sort en se débrouillant pour profiter des portes déjà ouvertes par les personnes entrant dans l'édifice (et oui, on apprend grâce à ses expériences...). Et là, Ô miracle, encore des sièges, oui, juste avant les 50 marches à descendre cette fois-ci. Ils sont sans doute prévus pour les malades désirant s'aérer cinq minutes, observant les travaux et la vue splendide... Elle s'assied, sort son téléphone, appelle le Châtelain, lui dit qu'elle se trouve à l'Hôpital. Grave erreur, il panique et pense qu'il est arrivé quelque chose à sa dulcinée. Elle le rassure de suite, mais fond en larmes en lui expliquant qu'elle est tellement fatiguée qu'elle est bloquée là, qu'elle ne peut pas descendre ces 50 p..... de marches puis remonter une côte de 17% puis aller jusqu'au bout du parking pour enfin trouver la voiture....
Elle pleure de fatigue et d'épuisement.
Il lui conseille de rentrer dans l'hôpital (il n'a pas essayé de pousser ces portes, lui) et de dire à la première personne de l'hôpital qu'elle voit qu'elle n'est pas bien du tout et qu'il faut l'aider à rentrer à la voiture. Ou alors qu'elle se repose à l'intérieur de l'hôpital, et que si ca continue d'aller mal, elle le dise... bref... le discours qu'elle avait envie d'entendre.
La Châtelaine reste dehors, finit par se calmer et se reposer un peu. De toute façon, il allait bien falloir y arriver à cette voiture, car perchée là en haut de cette colline, personne ne pourra jamais venir chercher la Châtelaine et les solutions proposées par le Châtelain ne sont pas applicables. Elle se voit mal retourner à la salle d'attente des consultations diététique, passer devant les 10 personnes qui attendent et dire "ouh la la , je me sens mal, pitié aidez moi".
Bref, elle prend son ventre à deux mains (et son courage à deux pieds, car plus de mains dispo), et elle commence la lente descente des marches, puis la très très lente montée de la côte. Au bout de 12 ou 15 minutes de marche où un escargot l'aurait klaxonnée, elle aperçoit enfin, Ô miracle (c'est le second de la journée si vous êtes attentifs), sa voiture. Mais qu'est-ce qu'elle est loin...
Elle finit par y arriver.
Elle se repose.
Elle allume le contact et rentre chez elle tout doucement, ayant bien conscience que c'est totalement inconscient de prendre la voiture dans cet état-là.
De retour saine et sauve chez elle, la Châtelaine s'allonge sur son lit et se dit, "mon dieu, en plus la journée n'est pas finie, il faut que pour 15h30 la maison soit rutilante pour accueillir une visite d'un potentiel acheteur..." L'appart sera nickel et à l'heure de la visite, elle apprendra que celle-ci est annulée!!! Envie de meurtre, désespoir, et finalement, le positivisme reprends le dessus. Au moins l'appart est propre et rangé, c'est agréable, et toujours ça de gagné!
L'aventure du jour était un peu longue, mais la Châtelaine espère qu'elle vous aura au moins fait sourire un peu de ses déboires...
Donc la voici partie en voiture. C'est un hôpital perché sur une colline abrupte, un très gros hosto. Avec 15 parkings qui s'échelonnent tout au long de la côte. Elle en a essayé au moins les deux tiers, en ne se garant pas à la première place que trouvée car "ah non, ca a l'air trop loin de l'entrée de l'hôpital". Remarque complètement débile puisque l'hôpital étant en travaux, on ne distingue pas vraiment où est l'entrée principale. Elle aurait dû garder cette place...
(la Châtelaine est vraiment diminuée physiquement et tente d'économiser chacun de ses pas)
5 ou 6 parkings suivants, elle finit tout en haut de la côte (au-dessus de l'hôpital), et tout au bout du parking.
Elle descend, croise quelqu'un qui lui indique l'entrée, et là, évidemment, elle se rend compte de sa bêtise d'il y a 20 min de ne pas s'être garée vraiment à PROXIMITE de cette fichue entrée.
Il faut monter 50 marches, mais avant les marches, il y a un petit module en préfabriqué où est placardé "accueil patients - contentieux". Là, elle sait qu'elle ne se trouve pas au bon endroit, mais sait-on jamais, si elle monte les 50 marches et qu'après on lui dit qu'elle les a montées pour rien...
Elle rentre, prend un ticket. Il fait chaud, elle est assise, il n'y a pas la queue, tout est parfait. Au pire, ce sera une petite pause avant la montée des marches.
En effet, le type du guichet lui annonce qu'elle n'est pas au bon endroit pour s'inscrire à la maternité, et indique gentiment le labyrinthe à suivre pour y arriver. En effet, il faut monter ces 50 marches. La pause valait donc le coup.
La Châtelaine entreprend donc la montée, puis se pète le ventre en tirant deux énormes portes bien lourdes pour pénétrer enfin dans l'hôpital. Elles doivent être en verre blindé.
Elle va, comme indiqué par le gentil monsieur qu'elle n'était pas censée rencontrer car n'étant en contentieux avec personne (encore), au fond de l'allée principale et trouve les ascenseurs. Qu'elle est longue cette allée...
On attend les ascenseurs debout, car pas de siège, alors qu'il a beaucoup de place devant ces ascenseurs. Mais pourquoi donc ne peut-on pas s'asseoir???
Elle se demande si elle va pouvoir arriver entière au 5ème étage. Mais si, elle y arrive.
Ahhhhhhhhh la couleur rose des couloirs de maternité, dans tous les hôpitaux c'est pareil ou quoi? Ici, les gens ont l'air beaucoup moins triste. Il y a des gros ventres qui se promènent (bien plus gros que le sien d'ailleurs) sans avoir de difficultés semble-t'il. Alors que la Châtelaine se traîne plus qu'elle ne marche, un peu de jalousie pointe son nez...
Elle finit par trouver un mini guichet d'accueil de 60 cm de large, après avoir lu les inscriptions diverses et variées sur les 15 portes qui l'ont précédé. Pourquoi n'y a t'il pas une grande pancarte "Inscription / accueil" évitant toute cette lecture fastidieuse ?
Pas de queue, c'est une chance. Des affiches collées tout autour du mini comptoir conseillent aux gens d'avoir de la patience et d'être poli avec le personnel de l'hôpital... aie aie aie...
La Châtelaine prend son plus beau sourire (il en restait un dans son sac après toute cette fatigue physique) et demande si elle peut s'inscrire à la maternité.
"Ah non, vous n'êtes pas dans le secteur... "
En gardant le sourire, la Châtelaine persiste en argumentant,
"L'Hôpital de J..... a fermé, et maintenant vous êtes la maternité la plus proche de mon domicile. "
La dame se renseigne dans le bureau occulte caché derrière elle, encore un cagibi rose habité par des dames en blouse rayée rose et blanche, et revient avec une réponse POSITIVE.
"Mais oui, c'est vrai, maintenant on accepte les personnes de votre commune"... Ah et bien grand soulagement, au moins, tous ces pénibles déplacements n'auront pas été faits pour rien.
Bon, après, évidemment, la Châtelaine n'avait pas tous les papiers requis, elle ne pouvait pas revenir le lendemain (pas question de recommencer la visite touristique des parkings ni la montée des marches sans tapis rouge), oui, elle va les scanner et les envoyer à leur adresse email de laquelle on obtient jamais de réponse mais sait-on jamais, faire confiance...
Un rendez-vous? Oui, bien sûr, mais pas avant le septième mois. OK, donc il va falloir se trouver en plus un autre gynéco plus accessible que celui qu'on avait trouvé fort pratique en face du bureau à juste 10 min de marche. Sauf qu'on n'avait pas pensé que la durée de marche augmente exponentiellement avec l'avancement de la grossesse, et que désormais, le temps de marche triple. Aller chez ce gynéco devient donc impossible.
Bref, la Châtelaine est tout de même satisfaite mais crevée. Elle reprend le couloir en sens inverse, attend un ascenseur qui s'arrête à tous les étages avant d'arriver au rez-de-chaussée. ET là, elle se dit, non, elle ne pourra JAMAIS atteindre la sortie.
La tête lui tourne, elle se dit, bon, si elle tombe, au moins, elle sera déjà au bon endroit, y aura bien quelqu'un pour la ramasser. Alors elle décide d'y aller par étape. Tous les 10 mètres, la Châtelaine pose ses fesses (si si, même la divine Châtelaine dispose d'un arrière-train) sur un siège pendant trois minutes. Heureusement l'allée est pleine de sièges non occupés !!!!
Du coup elle patiente tour à tour devant les guichets de caisse, de chirurgie orthopédique, de chirurgie viscérale (là, elle se demande si toutes les bonnes femmes assises attendent pour se faire "remonter les organes"), de consultation diététique. elle teste aussi les sièges de la mini cafétéria qui se trouve juste avant les portes de sortie blindées.
Elle est en plein désespoir, comment va-t'elle atteindre la voiture??? Elle sort en se débrouillant pour profiter des portes déjà ouvertes par les personnes entrant dans l'édifice (et oui, on apprend grâce à ses expériences...). Et là, Ô miracle, encore des sièges, oui, juste avant les 50 marches à descendre cette fois-ci. Ils sont sans doute prévus pour les malades désirant s'aérer cinq minutes, observant les travaux et la vue splendide... Elle s'assied, sort son téléphone, appelle le Châtelain, lui dit qu'elle se trouve à l'Hôpital. Grave erreur, il panique et pense qu'il est arrivé quelque chose à sa dulcinée. Elle le rassure de suite, mais fond en larmes en lui expliquant qu'elle est tellement fatiguée qu'elle est bloquée là, qu'elle ne peut pas descendre ces 50 p..... de marches puis remonter une côte de 17% puis aller jusqu'au bout du parking pour enfin trouver la voiture....
Elle pleure de fatigue et d'épuisement.
Il lui conseille de rentrer dans l'hôpital (il n'a pas essayé de pousser ces portes, lui) et de dire à la première personne de l'hôpital qu'elle voit qu'elle n'est pas bien du tout et qu'il faut l'aider à rentrer à la voiture. Ou alors qu'elle se repose à l'intérieur de l'hôpital, et que si ca continue d'aller mal, elle le dise... bref... le discours qu'elle avait envie d'entendre.
La Châtelaine reste dehors, finit par se calmer et se reposer un peu. De toute façon, il allait bien falloir y arriver à cette voiture, car perchée là en haut de cette colline, personne ne pourra jamais venir chercher la Châtelaine et les solutions proposées par le Châtelain ne sont pas applicables. Elle se voit mal retourner à la salle d'attente des consultations diététique, passer devant les 10 personnes qui attendent et dire "ouh la la , je me sens mal, pitié aidez moi".
Bref, elle prend son ventre à deux mains (et son courage à deux pieds, car plus de mains dispo), et elle commence la lente descente des marches, puis la très très lente montée de la côte. Au bout de 12 ou 15 minutes de marche où un escargot l'aurait klaxonnée, elle aperçoit enfin, Ô miracle (c'est le second de la journée si vous êtes attentifs), sa voiture. Mais qu'est-ce qu'elle est loin...
Elle finit par y arriver.
Elle se repose.
Elle allume le contact et rentre chez elle tout doucement, ayant bien conscience que c'est totalement inconscient de prendre la voiture dans cet état-là.
De retour saine et sauve chez elle, la Châtelaine s'allonge sur son lit et se dit, "mon dieu, en plus la journée n'est pas finie, il faut que pour 15h30 la maison soit rutilante pour accueillir une visite d'un potentiel acheteur..." L'appart sera nickel et à l'heure de la visite, elle apprendra que celle-ci est annulée!!! Envie de meurtre, désespoir, et finalement, le positivisme reprends le dessus. Au moins l'appart est propre et rangé, c'est agréable, et toujours ça de gagné!
L'aventure du jour était un peu longue, mais la Châtelaine espère qu'elle vous aura au moins fait sourire un peu de ses déboires...
dimanche 19 décembre 2010
Merci à Balthazar
Balthazar et les phonèmes... c'est le petit livre de chevet de Monsieur R qui est décidé depuis deux mois à apprendre à lire.
Donc tous les soirs, la lecture du soir est une lecture à deux voix. La progression est lente mais certaine, car à raison de 5 à 10 mots par soir pendant cinq minutes, il ne faut pas non plus demander la lune.
Quoi qu'il en soit, le Château résonne des tentatives de lecture de Monsieur R.
Le oi, ou, on, ch sont acquis. Le an, au en cours d'assimilation, et le reste est à venir. Il gagne une grande confiance en lui, et est très content. Il réclame tous les jours sa petite séance.
Donc tous les soirs, la lecture du soir est une lecture à deux voix. La progression est lente mais certaine, car à raison de 5 à 10 mots par soir pendant cinq minutes, il ne faut pas non plus demander la lune.
Quoi qu'il en soit, le Château résonne des tentatives de lecture de Monsieur R.
Le oi, ou, on, ch sont acquis. Le an, au en cours d'assimilation, et le reste est à venir. Il gagne une grande confiance en lui, et est très content. Il réclame tous les jours sa petite séance.
Cuisenaires toujours
Les cuisenaires, à deux, c'est plus marrant!!!
L'un fait des additions, l'autre, les encastrements :
Ce fut une vraie découverte pour la petiote. Monsieur R, quant à lui n'a manipulé que pour vérifier ses additions théoriques.
L'un fait des additions, l'autre, les encastrements :
Ce fut une vraie découverte pour la petiote. Monsieur R, quant à lui n'a manipulé que pour vérifier ses additions théoriques.
samedi 30 octobre 2010
O + I = "OUA"
O collé à I se prononce "oi"
Aujourd'hui, Monsieur R a réclamé une histoire, et la Châtelaine lui a donc lu, à sa demande l'histoire de Bertrand Duguesclin, vaillant chevalier breton.
Plusieurs fois auparavant, le son "oi" avait été vu, mais jamais mémorisé. Le sentant réceptif, la Châtelaine lui a fait lire chaque mot contenant le graphème. Le support étant passionnant pour lui, il a volontiers accepté la demande, malgré quelques ronchonnements au début. Roi, voir, recevoir, gloire... il les a tous lus et se dessinait sur son visage des sourires de satisfaction.
Par contre, lorsque la Châtelaine lui a fait remarquer, à la fin, du plaisir qu'il avait pu prendre à lire, il a répondu "C'est pas vrai!"
Bon, en tout cas, le son "oi" a été travaillé dans le plaisir, sur le thème des chevaliers. Si la Châtelaine arrivait à un peu de régularité, ce serait bien. Surfer sur la vague du plaisir est un art. Il faut saisir chaque occasion. Le plus difficile est de ne pas les dégoutter de l'effort. Car c'est un vrai effort que le déchiffrage sans devinette (spécialité de Monsieur R).
Bon week end de la Toussaint aux lecteurs et lectrices.
Aujourd'hui, Monsieur R a réclamé une histoire, et la Châtelaine lui a donc lu, à sa demande l'histoire de Bertrand Duguesclin, vaillant chevalier breton.
Plusieurs fois auparavant, le son "oi" avait été vu, mais jamais mémorisé. Le sentant réceptif, la Châtelaine lui a fait lire chaque mot contenant le graphème. Le support étant passionnant pour lui, il a volontiers accepté la demande, malgré quelques ronchonnements au début. Roi, voir, recevoir, gloire... il les a tous lus et se dessinait sur son visage des sourires de satisfaction.
Par contre, lorsque la Châtelaine lui a fait remarquer, à la fin, du plaisir qu'il avait pu prendre à lire, il a répondu "C'est pas vrai!"
Bon, en tout cas, le son "oi" a été travaillé dans le plaisir, sur le thème des chevaliers. Si la Châtelaine arrivait à un peu de régularité, ce serait bien. Surfer sur la vague du plaisir est un art. Il faut saisir chaque occasion. Le plus difficile est de ne pas les dégoutter de l'effort. Car c'est un vrai effort que le déchiffrage sans devinette (spécialité de Monsieur R).
Bon week end de la Toussaint aux lecteurs et lectrices.
mercredi 27 octobre 2010
Hélicoptère
Maman, tu peux faire un hélicoptère?
Quoi???
Mademoiselle O montre sa poupée avec son bonnet mal mis.
Ahhhhhhh.... La Châtelaine finit par comprendre : il faut faire le noeud sur le bonnet de la poupée. Et c'est vrai qu'on pourrait confondre avec les pâles d'un hélico!!!
Les enfants ont toujours un petit mot qui illumine la journée!
Quoi???
Mademoiselle O montre sa poupée avec son bonnet mal mis.
Ahhhhhhh.... La Châtelaine finit par comprendre : il faut faire le noeud sur le bonnet de la poupée. Et c'est vrai qu'on pourrait confondre avec les pâles d'un hélico!!!
Les enfants ont toujours un petit mot qui illumine la journée!
dimanche 17 octobre 2010
souvenirs du beau temps : jardinage en famille
AHHHH, il fait froid ! C'est l'hiver.... La Châtelaine a ressorti son manteau de laine et son cache-nez. Elle tente chaque jour d'emprunter la jolie écharpe que la belle arrière-grand-mère a tricotée pour Mademoiselle O, mais non, cette dernière refuse obstinément. Mademoiselle O ne la met pas, mais ne veut pas que sa chère mère en profite... La voyelle!!! (au Château, le voyou se féminise en voyelle).
La Châtelaine a regardé quelques photos ce soir, et est tombée sur des photos des week ends de septembre où il faisait beau. Elle s'est dit, tiens, cela ferait bien un petit article pour sa Tatie qui lui en réclame sans cesse!!!
Alors, oui, que de bons souvenirs ces week ends de travail en famille. Juste une heure pour que personne ne se lasse, se blesse ou attrape un coup de soleil.
Et voilà les Châtelains sur leur terrain où pousse leur future demeure, en train de déssoucher des haies. Ce jour-là, les petites mains ont été fort utiles aux grandes, car elles dégageaient les branchages au fur et à mesure de leur coupe. Du coup, les grands Châtelains n'ont pas perdu de temps en fastidieux aller-retours, et les petits étaient fiers de se dépenser pour aider leurs parents.
Ce fut l'occasion d'une petite leçon de jardinage, avec équipement de protection et plaisir de l'effort physique vers un même but commun. Un beau moment de vie de famille. Oh, la Châtelaine verserait presque une petite larme d'émotion!!
Il faut noter au passage l'équipement de la demoiselle, qui avait enfilé des grands gants de laine, n'ayant pas encore de tenue adéquate pour le jardin. Mais cela ne l'a pas empêchée de travailler comme tout le monde.
Ahhhhh, à quand de nouveau un peu de douceur climatique?
La Châtelaine a regardé quelques photos ce soir, et est tombée sur des photos des week ends de septembre où il faisait beau. Elle s'est dit, tiens, cela ferait bien un petit article pour sa Tatie qui lui en réclame sans cesse!!!
Alors, oui, que de bons souvenirs ces week ends de travail en famille. Juste une heure pour que personne ne se lasse, se blesse ou attrape un coup de soleil.
Et voilà les Châtelains sur leur terrain où pousse leur future demeure, en train de déssoucher des haies. Ce jour-là, les petites mains ont été fort utiles aux grandes, car elles dégageaient les branchages au fur et à mesure de leur coupe. Du coup, les grands Châtelains n'ont pas perdu de temps en fastidieux aller-retours, et les petits étaient fiers de se dépenser pour aider leurs parents.
Ce fut l'occasion d'une petite leçon de jardinage, avec équipement de protection et plaisir de l'effort physique vers un même but commun. Un beau moment de vie de famille. Oh, la Châtelaine verserait presque une petite larme d'émotion!!
Il faut noter au passage l'équipement de la demoiselle, qui avait enfilé des grands gants de laine, n'ayant pas encore de tenue adéquate pour le jardin. Mais cela ne l'a pas empêchée de travailler comme tout le monde.
Ahhhhh, à quand de nouveau un peu de douceur climatique?
dimanche 10 octobre 2010
Maman, on joue à la maîtresse?
Les activités finiraient-elles par manquer à Monsieur R?
Excellente question à laquelle la Châtelaine n'est pas tout à fait certaine de pouvoir répondre par l'affirmative.
En tout cas, hier après-midi, il voulait absolument aller couper des feuilles pour son herbier ("Je ne me souviens plus trop comment il est, mais je voudrais le continuer"), avec un ciseau pour que ce soit plus propre. Alors d'accord, va pour le ciseau. La Châtelaine coincée dans son canapé pour incapacité temporaire d'évoluer en station verticale (il faut imaginer une espèce de limace qui se traîne toute la journée) lui a donc donné comme instruction de ne prendre que des plantes du jardin.
Sitôt dit, sitôt fait, la moisson fut bonne. Mais lorsque la Châtelaine fut prête à ouvrir l'herbier (commencé en février dernier lors du stage 3 chez Yvette), un petit copain de Monsieur R a pointé le bout de son nez sur le côté du jardin. La tentation fut trop forte pour Monsieur R, en l'espace d'un éclair, l'herbier était rangé aux oubliettes, et il n'y avait plus qu'une seule urgence : aller jouer dehors-dehors (comprendre dehors, mais pas dans le jardin, le vrai dehors, le dehors-dehors).
La Châtelaine a donc disposé les plus beaux spécimens dans l'herbier, attendant une bonne occasion pour le ressortir.
Hier soir, Monsieur R a également réclamé de jouer à la maîtresse, sa maman devant jouer le rôle sacré. Ce matin, la grande idée fut mise en exécution, et après l'installation aux jeux, le rangement et les quelques questions habituelles, le premier travail a été réclamé. La Châtelaine en a donc un peu profité, évidemment, l'aubaine était trop bonne.
"Les enfants, vous allez prendre une feuille, y écrire votre prénom, et ensuite, trois noms d'animaux de votre choix".
Monsieur R est revenu avec une feuille où était inscrits les mots suivants, en couleur :
"RAPHAËL
OTRUS
LION
IPOPOTAM"
L'autruche a vite été corrigée avec un "CH" au bout, grâce à une jolie affichette de cheval placardée depuis belle lurette devant le petit bureau (affichette qui visiblement ne sert pas à grand chose), et lion a nécessité une aide de la Châtelaine, car le découpage des sons n'était pas évident, ainsi que le phonème "on" pas acquis.
Il était fier de lui. Séance de jeu et de travail terminé par l'invitation du Châtelain à aller faire quelques courses et ainsi laisser la Châtelaine tranquille à la maison. Occasion pour elle d'écrire cet article.
Excellente question à laquelle la Châtelaine n'est pas tout à fait certaine de pouvoir répondre par l'affirmative.
En tout cas, hier après-midi, il voulait absolument aller couper des feuilles pour son herbier ("Je ne me souviens plus trop comment il est, mais je voudrais le continuer"), avec un ciseau pour que ce soit plus propre. Alors d'accord, va pour le ciseau. La Châtelaine coincée dans son canapé pour incapacité temporaire d'évoluer en station verticale (il faut imaginer une espèce de limace qui se traîne toute la journée) lui a donc donné comme instruction de ne prendre que des plantes du jardin.
Sitôt dit, sitôt fait, la moisson fut bonne. Mais lorsque la Châtelaine fut prête à ouvrir l'herbier (commencé en février dernier lors du stage 3 chez Yvette), un petit copain de Monsieur R a pointé le bout de son nez sur le côté du jardin. La tentation fut trop forte pour Monsieur R, en l'espace d'un éclair, l'herbier était rangé aux oubliettes, et il n'y avait plus qu'une seule urgence : aller jouer dehors-dehors (comprendre dehors, mais pas dans le jardin, le vrai dehors, le dehors-dehors).
La Châtelaine a donc disposé les plus beaux spécimens dans l'herbier, attendant une bonne occasion pour le ressortir.
Hier soir, Monsieur R a également réclamé de jouer à la maîtresse, sa maman devant jouer le rôle sacré. Ce matin, la grande idée fut mise en exécution, et après l'installation aux jeux, le rangement et les quelques questions habituelles, le premier travail a été réclamé. La Châtelaine en a donc un peu profité, évidemment, l'aubaine était trop bonne.
"Les enfants, vous allez prendre une feuille, y écrire votre prénom, et ensuite, trois noms d'animaux de votre choix".
Monsieur R est revenu avec une feuille où était inscrits les mots suivants, en couleur :
"RAPHAËL
OTRUS
LION
IPOPOTAM"
L'autruche a vite été corrigée avec un "CH" au bout, grâce à une jolie affichette de cheval placardée depuis belle lurette devant le petit bureau (affichette qui visiblement ne sert pas à grand chose), et lion a nécessité une aide de la Châtelaine, car le découpage des sons n'était pas évident, ainsi que le phonème "on" pas acquis.
Il était fier de lui. Séance de jeu et de travail terminé par l'invitation du Châtelain à aller faire quelques courses et ainsi laisser la Châtelaine tranquille à la maison. Occasion pour elle d'écrire cet article.
vendredi 8 octobre 2010
Souvenirs de vacances
Ah, la Châtelaine au repos a fait un peu le tri dans les photos, et a bien envie de partager quelques bons moments des vacances en vendée et dans le marais poitevin.
Tout d'abord les enfants et leurs chevaux mécaniques, prénommés respectivement Adibob et Vite-Eclair:
Les Châtelains ne savent toujours pas où Mademoiselle O a pêché ce nom de cheval, mais Adibob a été une grande star de ces vacances.
Les Châtelains et les baudets du Poitou :
Les Châtelains ne portent pas ce nom-là pour rien!
Tout d'abord les enfants et leurs chevaux mécaniques, prénommés respectivement Adibob et Vite-Eclair:
Les Châtelains ne savent toujours pas où Mademoiselle O a pêché ce nom de cheval, mais Adibob a été une grande star de ces vacances.
Les Châtelains et les baudets du Poitou :
Et enfin, la photo dont vous rêvez tous, les Châtelains chez eux :
lundi 4 octobre 2010
Scoubouda
Mademoiselle O intriguée par des fils de plastique colorés:
-"Comment ça s'appelle?"
-- Un scoubidou.
- Un scoubouda?
Hilarité générale.
Une demie-heure plus tard, Mademoiselle O revient vers la dame qui a terminé un scoubidou, et lui dit ------ "C'est un scoudoubi?"
-- "Non, un scoubouda" lui répond la maman prise au jeu.
Re hilarité générale.
Ahhh vive les douces journées automnales et les fins d'après-midi où l'on profite du bon voisinage et des joies bruyantes de la marmaille de chacun.
-"Comment ça s'appelle?"
-- Un scoubidou.
- Un scoubouda?
Hilarité générale.
Une demie-heure plus tard, Mademoiselle O revient vers la dame qui a terminé un scoubidou, et lui dit ------ "C'est un scoudoubi?"
-- "Non, un scoubouda" lui répond la maman prise au jeu.
Re hilarité générale.
Ahhh vive les douces journées automnales et les fins d'après-midi où l'on profite du bon voisinage et des joies bruyantes de la marmaille de chacun.
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jeudi 27 janvier 2011
plaisir de lire
Monsieur R fait sa petite séance de lecture quotidienne de 5 minutes juste avant le coucher, pendant la lecture de l'histoire du soir.
Hier, la Châtelaine avait détaché les petites cartes du livre de Balthazar et les phonèmes. Monsieur R a su en lire 11. Il était content d'en savoir autant!
Ce soir, la lecture du soir était "Ma première encyclopédie en autocollants" sur les châteaux forts (aux éditions Lito). Cela fait très longtemps que ce livre lui a été offert. Il a été l'occasion de connaître beaucoup de vocabulaire spécifique, les illustrations sont riches et jolies, et bien sûr le plaisir de coller les autocollants a été immense. Le grand avantage de ces livres, pour l'apprentissage de la lecture, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de texte, les caractères sont écrits gros et les phrases courtes.
Ce fut donc parfait pour la séance du soir.
Monsieur R va aux toilettes, et la Châtelaine l'entend annoner comme s'il d'échiffrait quelque chose. Elle s'est demandé ce qu'il pouvait bien lire, car il n'y a rien à lire dans cette pièce. Il est soudain ressorti en courant lui montrant un tout petit livret de 4 cm sur 3 d'une histoire Playmobil.
"Maman, Maman, j'ai lu tout seul la première phrase : Le chevalier Alexis"
Il est ensuite allé montrer sa phrase à son père et sa soeur.
La Châtelaine lui a ensuite dit que ce livret serait le sien, et que ce serait lui qui le lirai tout seul, juste pour le plaisir.
Voilà, on peut dire que c'est gagné : intérêt, curiosité, volonté d'y arriver et et et... plaisir !
Hier, la Châtelaine avait détaché les petites cartes du livre de Balthazar et les phonèmes. Monsieur R a su en lire 11. Il était content d'en savoir autant!
Ce soir, la lecture du soir était "Ma première encyclopédie en autocollants" sur les châteaux forts (aux éditions Lito). Cela fait très longtemps que ce livre lui a été offert. Il a été l'occasion de connaître beaucoup de vocabulaire spécifique, les illustrations sont riches et jolies, et bien sûr le plaisir de coller les autocollants a été immense. Le grand avantage de ces livres, pour l'apprentissage de la lecture, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de texte, les caractères sont écrits gros et les phrases courtes.
Ce fut donc parfait pour la séance du soir.
Monsieur R va aux toilettes, et la Châtelaine l'entend annoner comme s'il d'échiffrait quelque chose. Elle s'est demandé ce qu'il pouvait bien lire, car il n'y a rien à lire dans cette pièce. Il est soudain ressorti en courant lui montrant un tout petit livret de 4 cm sur 3 d'une histoire Playmobil.
"Maman, Maman, j'ai lu tout seul la première phrase : Le chevalier Alexis"
Il est ensuite allé montrer sa phrase à son père et sa soeur.
La Châtelaine lui a ensuite dit que ce livret serait le sien, et que ce serait lui qui le lirai tout seul, juste pour le plaisir.
Voilà, on peut dire que c'est gagné : intérêt, curiosité, volonté d'y arriver et et et... plaisir !
mercredi 26 janvier 2011
1ère dictée
L'autre jour, Monsieur R déclare "Maman, on joue à la maîtresse?" (tiens, il y avait longtemps qu'on n'avait pas entendu ce refrain)
Alors hop c'est parti!
Surtout, il ne faut pas oublier le rituel d'arrivée du matin, avec les salutations d'usage et l'installation à son bureau ainsi que les petits travaux libres le temps que tout les autres élèves arrivent.
Une fois fait, la Châtelaine, un peu prise au dépourvu et n'ayant eu que cinq minutes pour décider ce qu'elle allait demander à son grand garçon tant désireux d'apprendre, tenta donc un peu d'écriture.
L'alphabet mobile n'a jamais trop fonctionné au Château, dommage pour les dizaines d'heures passées à plastifier, découper, construire la boite...
Monsieur R a d'abord écrit son prénom en lettres capitales. Puis à la demande de sa maman-maîtresse a écrit son prénom en lettres cursives, s'aidant parfois de l'affiche des alphabets pour trouver le 'h' par exemple. Cela a duré un petit moment, car il s'est pris au jeu et s'est bien appliqué.
Ensuite, la Châtelaine lui a proposé d'écrire une petite phrase sous sa dictée. (pas très Montessori, mais bon...) La phrase a été d'abord donnée dans son ensemble, puis dite plus lentement en insistant sur les "e" muets : La vache broute dans le pré.
Monsieur R avait le droit d'écrire comme il voulait (il a donc écrit en capitales) :
"LA VACH BROUTE DANS LE PRÉ" pour le "dans", la Châtelaine l'a un peu aidé, mais le reste, il l'a écrit tout seul. Il a aussi relu avant de me le montrer. Il était tout fier de lui.
La séance s'est arrêtée et il est parti découper.
La Châtelaine était également fort satisfaite de ce petit moment, elle a pu voir que le "ou", "ch" et "é" à présent maîtrisé en lecture, étaient acquis également en écriture.
Alors hop c'est parti!
Surtout, il ne faut pas oublier le rituel d'arrivée du matin, avec les salutations d'usage et l'installation à son bureau ainsi que les petits travaux libres le temps que tout les autres élèves arrivent.
Une fois fait, la Châtelaine, un peu prise au dépourvu et n'ayant eu que cinq minutes pour décider ce qu'elle allait demander à son grand garçon tant désireux d'apprendre, tenta donc un peu d'écriture.
L'alphabet mobile n'a jamais trop fonctionné au Château, dommage pour les dizaines d'heures passées à plastifier, découper, construire la boite...
Monsieur R a d'abord écrit son prénom en lettres capitales. Puis à la demande de sa maman-maîtresse a écrit son prénom en lettres cursives, s'aidant parfois de l'affiche des alphabets pour trouver le 'h' par exemple. Cela a duré un petit moment, car il s'est pris au jeu et s'est bien appliqué.
Ensuite, la Châtelaine lui a proposé d'écrire une petite phrase sous sa dictée. (pas très Montessori, mais bon...) La phrase a été d'abord donnée dans son ensemble, puis dite plus lentement en insistant sur les "e" muets : La vache broute dans le pré.
Monsieur R avait le droit d'écrire comme il voulait (il a donc écrit en capitales) :
"LA VACH BROUTE DANS LE PRÉ" pour le "dans", la Châtelaine l'a un peu aidé, mais le reste, il l'a écrit tout seul. Il a aussi relu avant de me le montrer. Il était tout fier de lui.
La séance s'est arrêtée et il est parti découper.
La Châtelaine était également fort satisfaite de ce petit moment, elle a pu voir que le "ou", "ch" et "é" à présent maîtrisé en lecture, étaient acquis également en écriture.
samedi 22 janvier 2011
La Police... hum hum...
Hier soir, la Châtelaine rentrait chez elle après sa fort probable dernière journée à son travail. Au lieu d'une heure de trajet, cela fait quelques semaines que ce trajet prend une demie-heure de plus. L'investissement physique d'un tel déplacement, sans compter les pas au bureau, la position assise... est énorme.
Tout cela pour dire que le soir, dans la rue, elle avait beaucoup de difficultés à marcher, et il est vrai que même les personnes âgées avancent plus vite.
La Châtelaine a été tout de même fort surprise et indignée de ce qui s'est passé :
elle s'est engagée sur un passage piéton, se tenant le ventre avec les mains (précision pour dire que malgré le gros manteau d'hiver, personne ne peut douter que la Châtelaine abrite un petit être en développement). Une voiture arrive, une voiture de Police. Et bien devinez quoi... la Châtelaine s'est faite klaxonner par cette voiture, avec force gestes de la part de ses occupants, signifiant sûrement quelque chose du genre "mais dépêchez-vous de dégager le passage"!!!
Comme si la Châtelaine faisait exprès de marcher à cette allure pour perdre du temps... Choquée, la petite Châtelaine toute sensible d'hier soir...
Souvenir assez hallucinant d'un monde à l'envers... (espoir secret que l'urgence était pour une excellente cause)
Tout cela pour dire que le soir, dans la rue, elle avait beaucoup de difficultés à marcher, et il est vrai que même les personnes âgées avancent plus vite.
La Châtelaine a été tout de même fort surprise et indignée de ce qui s'est passé :
elle s'est engagée sur un passage piéton, se tenant le ventre avec les mains (précision pour dire que malgré le gros manteau d'hiver, personne ne peut douter que la Châtelaine abrite un petit être en développement). Une voiture arrive, une voiture de Police. Et bien devinez quoi... la Châtelaine s'est faite klaxonner par cette voiture, avec force gestes de la part de ses occupants, signifiant sûrement quelque chose du genre "mais dépêchez-vous de dégager le passage"!!!
Comme si la Châtelaine faisait exprès de marcher à cette allure pour perdre du temps... Choquée, la petite Châtelaine toute sensible d'hier soir...
Souvenir assez hallucinant d'un monde à l'envers... (espoir secret que l'urgence était pour une excellente cause)
mercredi 19 janvier 2011
les aventures d'une Châtelaine enceinte : une matinée bien longue
Ce matin, La Châtelaine avait décidé à aller à l'hôpital où elle désire accoucher (site pilote pour l'accouchement sur le côté : le CHI Villeneuve Saint Georges) pour s'inscrire puisque les joindre par téléphone ou email semble impossible au vu des centaines de tentatives ratées.
Donc la voici partie en voiture. C'est un hôpital perché sur une colline abrupte, un très gros hosto. Avec 15 parkings qui s'échelonnent tout au long de la côte. Elle en a essayé au moins les deux tiers, en ne se garant pas à la première place que trouvée car "ah non, ca a l'air trop loin de l'entrée de l'hôpital". Remarque complètement débile puisque l'hôpital étant en travaux, on ne distingue pas vraiment où est l'entrée principale. Elle aurait dû garder cette place...
(la Châtelaine est vraiment diminuée physiquement et tente d'économiser chacun de ses pas)
5 ou 6 parkings suivants, elle finit tout en haut de la côte (au-dessus de l'hôpital), et tout au bout du parking.
Elle descend, croise quelqu'un qui lui indique l'entrée, et là, évidemment, elle se rend compte de sa bêtise d'il y a 20 min de ne pas s'être garée vraiment à PROXIMITE de cette fichue entrée.
Il faut monter 50 marches, mais avant les marches, il y a un petit module en préfabriqué où est placardé "accueil patients - contentieux". Là, elle sait qu'elle ne se trouve pas au bon endroit, mais sait-on jamais, si elle monte les 50 marches et qu'après on lui dit qu'elle les a montées pour rien...
Elle rentre, prend un ticket. Il fait chaud, elle est assise, il n'y a pas la queue, tout est parfait. Au pire, ce sera une petite pause avant la montée des marches.
En effet, le type du guichet lui annonce qu'elle n'est pas au bon endroit pour s'inscrire à la maternité, et indique gentiment le labyrinthe à suivre pour y arriver. En effet, il faut monter ces 50 marches. La pause valait donc le coup.
La Châtelaine entreprend donc la montée, puis se pète le ventre en tirant deux énormes portes bien lourdes pour pénétrer enfin dans l'hôpital. Elles doivent être en verre blindé.
Elle va, comme indiqué par le gentil monsieur qu'elle n'était pas censée rencontrer car n'étant en contentieux avec personne (encore), au fond de l'allée principale et trouve les ascenseurs. Qu'elle est longue cette allée...
On attend les ascenseurs debout, car pas de siège, alors qu'il a beaucoup de place devant ces ascenseurs. Mais pourquoi donc ne peut-on pas s'asseoir???
Elle se demande si elle va pouvoir arriver entière au 5ème étage. Mais si, elle y arrive.
Ahhhhhhhhh la couleur rose des couloirs de maternité, dans tous les hôpitaux c'est pareil ou quoi? Ici, les gens ont l'air beaucoup moins triste. Il y a des gros ventres qui se promènent (bien plus gros que le sien d'ailleurs) sans avoir de difficultés semble-t'il. Alors que la Châtelaine se traîne plus qu'elle ne marche, un peu de jalousie pointe son nez...
Elle finit par trouver un mini guichet d'accueil de 60 cm de large, après avoir lu les inscriptions diverses et variées sur les 15 portes qui l'ont précédé. Pourquoi n'y a t'il pas une grande pancarte "Inscription / accueil" évitant toute cette lecture fastidieuse ?
Pas de queue, c'est une chance. Des affiches collées tout autour du mini comptoir conseillent aux gens d'avoir de la patience et d'être poli avec le personnel de l'hôpital... aie aie aie...
La Châtelaine prend son plus beau sourire (il en restait un dans son sac après toute cette fatigue physique) et demande si elle peut s'inscrire à la maternité.
"Ah non, vous n'êtes pas dans le secteur... "
En gardant le sourire, la Châtelaine persiste en argumentant,
"L'Hôpital de J..... a fermé, et maintenant vous êtes la maternité la plus proche de mon domicile. "
La dame se renseigne dans le bureau occulte caché derrière elle, encore un cagibi rose habité par des dames en blouse rayée rose et blanche, et revient avec une réponse POSITIVE.
"Mais oui, c'est vrai, maintenant on accepte les personnes de votre commune"... Ah et bien grand soulagement, au moins, tous ces pénibles déplacements n'auront pas été faits pour rien.
Bon, après, évidemment, la Châtelaine n'avait pas tous les papiers requis, elle ne pouvait pas revenir le lendemain (pas question de recommencer la visite touristique des parkings ni la montée des marches sans tapis rouge), oui, elle va les scanner et les envoyer à leur adresse email de laquelle on obtient jamais de réponse mais sait-on jamais, faire confiance...
Un rendez-vous? Oui, bien sûr, mais pas avant le septième mois. OK, donc il va falloir se trouver en plus un autre gynéco plus accessible que celui qu'on avait trouvé fort pratique en face du bureau à juste 10 min de marche. Sauf qu'on n'avait pas pensé que la durée de marche augmente exponentiellement avec l'avancement de la grossesse, et que désormais, le temps de marche triple. Aller chez ce gynéco devient donc impossible.
Bref, la Châtelaine est tout de même satisfaite mais crevée. Elle reprend le couloir en sens inverse, attend un ascenseur qui s'arrête à tous les étages avant d'arriver au rez-de-chaussée. ET là, elle se dit, non, elle ne pourra JAMAIS atteindre la sortie.
La tête lui tourne, elle se dit, bon, si elle tombe, au moins, elle sera déjà au bon endroit, y aura bien quelqu'un pour la ramasser. Alors elle décide d'y aller par étape. Tous les 10 mètres, la Châtelaine pose ses fesses (si si, même la divine Châtelaine dispose d'un arrière-train) sur un siège pendant trois minutes. Heureusement l'allée est pleine de sièges non occupés !!!!
Du coup elle patiente tour à tour devant les guichets de caisse, de chirurgie orthopédique, de chirurgie viscérale (là, elle se demande si toutes les bonnes femmes assises attendent pour se faire "remonter les organes"), de consultation diététique. elle teste aussi les sièges de la mini cafétéria qui se trouve juste avant les portes de sortie blindées.
Elle est en plein désespoir, comment va-t'elle atteindre la voiture??? Elle sort en se débrouillant pour profiter des portes déjà ouvertes par les personnes entrant dans l'édifice (et oui, on apprend grâce à ses expériences...). Et là, Ô miracle, encore des sièges, oui, juste avant les 50 marches à descendre cette fois-ci. Ils sont sans doute prévus pour les malades désirant s'aérer cinq minutes, observant les travaux et la vue splendide... Elle s'assied, sort son téléphone, appelle le Châtelain, lui dit qu'elle se trouve à l'Hôpital. Grave erreur, il panique et pense qu'il est arrivé quelque chose à sa dulcinée. Elle le rassure de suite, mais fond en larmes en lui expliquant qu'elle est tellement fatiguée qu'elle est bloquée là, qu'elle ne peut pas descendre ces 50 p..... de marches puis remonter une côte de 17% puis aller jusqu'au bout du parking pour enfin trouver la voiture....
Elle pleure de fatigue et d'épuisement.
Il lui conseille de rentrer dans l'hôpital (il n'a pas essayé de pousser ces portes, lui) et de dire à la première personne de l'hôpital qu'elle voit qu'elle n'est pas bien du tout et qu'il faut l'aider à rentrer à la voiture. Ou alors qu'elle se repose à l'intérieur de l'hôpital, et que si ca continue d'aller mal, elle le dise... bref... le discours qu'elle avait envie d'entendre.
La Châtelaine reste dehors, finit par se calmer et se reposer un peu. De toute façon, il allait bien falloir y arriver à cette voiture, car perchée là en haut de cette colline, personne ne pourra jamais venir chercher la Châtelaine et les solutions proposées par le Châtelain ne sont pas applicables. Elle se voit mal retourner à la salle d'attente des consultations diététique, passer devant les 10 personnes qui attendent et dire "ouh la la , je me sens mal, pitié aidez moi".
Bref, elle prend son ventre à deux mains (et son courage à deux pieds, car plus de mains dispo), et elle commence la lente descente des marches, puis la très très lente montée de la côte. Au bout de 12 ou 15 minutes de marche où un escargot l'aurait klaxonnée, elle aperçoit enfin, Ô miracle (c'est le second de la journée si vous êtes attentifs), sa voiture. Mais qu'est-ce qu'elle est loin...
Elle finit par y arriver.
Elle se repose.
Elle allume le contact et rentre chez elle tout doucement, ayant bien conscience que c'est totalement inconscient de prendre la voiture dans cet état-là.
De retour saine et sauve chez elle, la Châtelaine s'allonge sur son lit et se dit, "mon dieu, en plus la journée n'est pas finie, il faut que pour 15h30 la maison soit rutilante pour accueillir une visite d'un potentiel acheteur..." L'appart sera nickel et à l'heure de la visite, elle apprendra que celle-ci est annulée!!! Envie de meurtre, désespoir, et finalement, le positivisme reprends le dessus. Au moins l'appart est propre et rangé, c'est agréable, et toujours ça de gagné!
L'aventure du jour était un peu longue, mais la Châtelaine espère qu'elle vous aura au moins fait sourire un peu de ses déboires...
Donc la voici partie en voiture. C'est un hôpital perché sur une colline abrupte, un très gros hosto. Avec 15 parkings qui s'échelonnent tout au long de la côte. Elle en a essayé au moins les deux tiers, en ne se garant pas à la première place que trouvée car "ah non, ca a l'air trop loin de l'entrée de l'hôpital". Remarque complètement débile puisque l'hôpital étant en travaux, on ne distingue pas vraiment où est l'entrée principale. Elle aurait dû garder cette place...
(la Châtelaine est vraiment diminuée physiquement et tente d'économiser chacun de ses pas)
5 ou 6 parkings suivants, elle finit tout en haut de la côte (au-dessus de l'hôpital), et tout au bout du parking.
Elle descend, croise quelqu'un qui lui indique l'entrée, et là, évidemment, elle se rend compte de sa bêtise d'il y a 20 min de ne pas s'être garée vraiment à PROXIMITE de cette fichue entrée.
Il faut monter 50 marches, mais avant les marches, il y a un petit module en préfabriqué où est placardé "accueil patients - contentieux". Là, elle sait qu'elle ne se trouve pas au bon endroit, mais sait-on jamais, si elle monte les 50 marches et qu'après on lui dit qu'elle les a montées pour rien...
Elle rentre, prend un ticket. Il fait chaud, elle est assise, il n'y a pas la queue, tout est parfait. Au pire, ce sera une petite pause avant la montée des marches.
En effet, le type du guichet lui annonce qu'elle n'est pas au bon endroit pour s'inscrire à la maternité, et indique gentiment le labyrinthe à suivre pour y arriver. En effet, il faut monter ces 50 marches. La pause valait donc le coup.
La Châtelaine entreprend donc la montée, puis se pète le ventre en tirant deux énormes portes bien lourdes pour pénétrer enfin dans l'hôpital. Elles doivent être en verre blindé.
Elle va, comme indiqué par le gentil monsieur qu'elle n'était pas censée rencontrer car n'étant en contentieux avec personne (encore), au fond de l'allée principale et trouve les ascenseurs. Qu'elle est longue cette allée...
On attend les ascenseurs debout, car pas de siège, alors qu'il a beaucoup de place devant ces ascenseurs. Mais pourquoi donc ne peut-on pas s'asseoir???
Elle se demande si elle va pouvoir arriver entière au 5ème étage. Mais si, elle y arrive.
Ahhhhhhhhh la couleur rose des couloirs de maternité, dans tous les hôpitaux c'est pareil ou quoi? Ici, les gens ont l'air beaucoup moins triste. Il y a des gros ventres qui se promènent (bien plus gros que le sien d'ailleurs) sans avoir de difficultés semble-t'il. Alors que la Châtelaine se traîne plus qu'elle ne marche, un peu de jalousie pointe son nez...
Elle finit par trouver un mini guichet d'accueil de 60 cm de large, après avoir lu les inscriptions diverses et variées sur les 15 portes qui l'ont précédé. Pourquoi n'y a t'il pas une grande pancarte "Inscription / accueil" évitant toute cette lecture fastidieuse ?
Pas de queue, c'est une chance. Des affiches collées tout autour du mini comptoir conseillent aux gens d'avoir de la patience et d'être poli avec le personnel de l'hôpital... aie aie aie...
La Châtelaine prend son plus beau sourire (il en restait un dans son sac après toute cette fatigue physique) et demande si elle peut s'inscrire à la maternité.
"Ah non, vous n'êtes pas dans le secteur... "
En gardant le sourire, la Châtelaine persiste en argumentant,
"L'Hôpital de J..... a fermé, et maintenant vous êtes la maternité la plus proche de mon domicile. "
La dame se renseigne dans le bureau occulte caché derrière elle, encore un cagibi rose habité par des dames en blouse rayée rose et blanche, et revient avec une réponse POSITIVE.
"Mais oui, c'est vrai, maintenant on accepte les personnes de votre commune"... Ah et bien grand soulagement, au moins, tous ces pénibles déplacements n'auront pas été faits pour rien.
Bon, après, évidemment, la Châtelaine n'avait pas tous les papiers requis, elle ne pouvait pas revenir le lendemain (pas question de recommencer la visite touristique des parkings ni la montée des marches sans tapis rouge), oui, elle va les scanner et les envoyer à leur adresse email de laquelle on obtient jamais de réponse mais sait-on jamais, faire confiance...
Un rendez-vous? Oui, bien sûr, mais pas avant le septième mois. OK, donc il va falloir se trouver en plus un autre gynéco plus accessible que celui qu'on avait trouvé fort pratique en face du bureau à juste 10 min de marche. Sauf qu'on n'avait pas pensé que la durée de marche augmente exponentiellement avec l'avancement de la grossesse, et que désormais, le temps de marche triple. Aller chez ce gynéco devient donc impossible.
Bref, la Châtelaine est tout de même satisfaite mais crevée. Elle reprend le couloir en sens inverse, attend un ascenseur qui s'arrête à tous les étages avant d'arriver au rez-de-chaussée. ET là, elle se dit, non, elle ne pourra JAMAIS atteindre la sortie.
La tête lui tourne, elle se dit, bon, si elle tombe, au moins, elle sera déjà au bon endroit, y aura bien quelqu'un pour la ramasser. Alors elle décide d'y aller par étape. Tous les 10 mètres, la Châtelaine pose ses fesses (si si, même la divine Châtelaine dispose d'un arrière-train) sur un siège pendant trois minutes. Heureusement l'allée est pleine de sièges non occupés !!!!
Du coup elle patiente tour à tour devant les guichets de caisse, de chirurgie orthopédique, de chirurgie viscérale (là, elle se demande si toutes les bonnes femmes assises attendent pour se faire "remonter les organes"), de consultation diététique. elle teste aussi les sièges de la mini cafétéria qui se trouve juste avant les portes de sortie blindées.
Elle est en plein désespoir, comment va-t'elle atteindre la voiture??? Elle sort en se débrouillant pour profiter des portes déjà ouvertes par les personnes entrant dans l'édifice (et oui, on apprend grâce à ses expériences...). Et là, Ô miracle, encore des sièges, oui, juste avant les 50 marches à descendre cette fois-ci. Ils sont sans doute prévus pour les malades désirant s'aérer cinq minutes, observant les travaux et la vue splendide... Elle s'assied, sort son téléphone, appelle le Châtelain, lui dit qu'elle se trouve à l'Hôpital. Grave erreur, il panique et pense qu'il est arrivé quelque chose à sa dulcinée. Elle le rassure de suite, mais fond en larmes en lui expliquant qu'elle est tellement fatiguée qu'elle est bloquée là, qu'elle ne peut pas descendre ces 50 p..... de marches puis remonter une côte de 17% puis aller jusqu'au bout du parking pour enfin trouver la voiture....
Elle pleure de fatigue et d'épuisement.
Il lui conseille de rentrer dans l'hôpital (il n'a pas essayé de pousser ces portes, lui) et de dire à la première personne de l'hôpital qu'elle voit qu'elle n'est pas bien du tout et qu'il faut l'aider à rentrer à la voiture. Ou alors qu'elle se repose à l'intérieur de l'hôpital, et que si ca continue d'aller mal, elle le dise... bref... le discours qu'elle avait envie d'entendre.
La Châtelaine reste dehors, finit par se calmer et se reposer un peu. De toute façon, il allait bien falloir y arriver à cette voiture, car perchée là en haut de cette colline, personne ne pourra jamais venir chercher la Châtelaine et les solutions proposées par le Châtelain ne sont pas applicables. Elle se voit mal retourner à la salle d'attente des consultations diététique, passer devant les 10 personnes qui attendent et dire "ouh la la , je me sens mal, pitié aidez moi".
Bref, elle prend son ventre à deux mains (et son courage à deux pieds, car plus de mains dispo), et elle commence la lente descente des marches, puis la très très lente montée de la côte. Au bout de 12 ou 15 minutes de marche où un escargot l'aurait klaxonnée, elle aperçoit enfin, Ô miracle (c'est le second de la journée si vous êtes attentifs), sa voiture. Mais qu'est-ce qu'elle est loin...
Elle finit par y arriver.
Elle se repose.
Elle allume le contact et rentre chez elle tout doucement, ayant bien conscience que c'est totalement inconscient de prendre la voiture dans cet état-là.
De retour saine et sauve chez elle, la Châtelaine s'allonge sur son lit et se dit, "mon dieu, en plus la journée n'est pas finie, il faut que pour 15h30 la maison soit rutilante pour accueillir une visite d'un potentiel acheteur..." L'appart sera nickel et à l'heure de la visite, elle apprendra que celle-ci est annulée!!! Envie de meurtre, désespoir, et finalement, le positivisme reprends le dessus. Au moins l'appart est propre et rangé, c'est agréable, et toujours ça de gagné!
L'aventure du jour était un peu longue, mais la Châtelaine espère qu'elle vous aura au moins fait sourire un peu de ses déboires...
dimanche 19 décembre 2010
Merci à Balthazar
Balthazar et les phonèmes... c'est le petit livre de chevet de Monsieur R qui est décidé depuis deux mois à apprendre à lire.
Donc tous les soirs, la lecture du soir est une lecture à deux voix. La progression est lente mais certaine, car à raison de 5 à 10 mots par soir pendant cinq minutes, il ne faut pas non plus demander la lune.
Quoi qu'il en soit, le Château résonne des tentatives de lecture de Monsieur R.
Le oi, ou, on, ch sont acquis. Le an, au en cours d'assimilation, et le reste est à venir. Il gagne une grande confiance en lui, et est très content. Il réclame tous les jours sa petite séance.
Donc tous les soirs, la lecture du soir est une lecture à deux voix. La progression est lente mais certaine, car à raison de 5 à 10 mots par soir pendant cinq minutes, il ne faut pas non plus demander la lune.
Quoi qu'il en soit, le Château résonne des tentatives de lecture de Monsieur R.
Le oi, ou, on, ch sont acquis. Le an, au en cours d'assimilation, et le reste est à venir. Il gagne une grande confiance en lui, et est très content. Il réclame tous les jours sa petite séance.
Cuisenaires toujours
Les cuisenaires, à deux, c'est plus marrant!!!
L'un fait des additions, l'autre, les encastrements :
Ce fut une vraie découverte pour la petiote. Monsieur R, quant à lui n'a manipulé que pour vérifier ses additions théoriques.
L'un fait des additions, l'autre, les encastrements :
Ce fut une vraie découverte pour la petiote. Monsieur R, quant à lui n'a manipulé que pour vérifier ses additions théoriques.
Libellés :
Cuisenaire,
mathématiques,
Montessori
samedi 30 octobre 2010
O + I = "OUA"
O collé à I se prononce "oi"
Aujourd'hui, Monsieur R a réclamé une histoire, et la Châtelaine lui a donc lu, à sa demande l'histoire de Bertrand Duguesclin, vaillant chevalier breton.
Plusieurs fois auparavant, le son "oi" avait été vu, mais jamais mémorisé. Le sentant réceptif, la Châtelaine lui a fait lire chaque mot contenant le graphème. Le support étant passionnant pour lui, il a volontiers accepté la demande, malgré quelques ronchonnements au début. Roi, voir, recevoir, gloire... il les a tous lus et se dessinait sur son visage des sourires de satisfaction.
Par contre, lorsque la Châtelaine lui a fait remarquer, à la fin, du plaisir qu'il avait pu prendre à lire, il a répondu "C'est pas vrai!"
Bon, en tout cas, le son "oi" a été travaillé dans le plaisir, sur le thème des chevaliers. Si la Châtelaine arrivait à un peu de régularité, ce serait bien. Surfer sur la vague du plaisir est un art. Il faut saisir chaque occasion. Le plus difficile est de ne pas les dégoutter de l'effort. Car c'est un vrai effort que le déchiffrage sans devinette (spécialité de Monsieur R).
Bon week end de la Toussaint aux lecteurs et lectrices.
Aujourd'hui, Monsieur R a réclamé une histoire, et la Châtelaine lui a donc lu, à sa demande l'histoire de Bertrand Duguesclin, vaillant chevalier breton.
Plusieurs fois auparavant, le son "oi" avait été vu, mais jamais mémorisé. Le sentant réceptif, la Châtelaine lui a fait lire chaque mot contenant le graphème. Le support étant passionnant pour lui, il a volontiers accepté la demande, malgré quelques ronchonnements au début. Roi, voir, recevoir, gloire... il les a tous lus et se dessinait sur son visage des sourires de satisfaction.
Par contre, lorsque la Châtelaine lui a fait remarquer, à la fin, du plaisir qu'il avait pu prendre à lire, il a répondu "C'est pas vrai!"
Bon, en tout cas, le son "oi" a été travaillé dans le plaisir, sur le thème des chevaliers. Si la Châtelaine arrivait à un peu de régularité, ce serait bien. Surfer sur la vague du plaisir est un art. Il faut saisir chaque occasion. Le plus difficile est de ne pas les dégoutter de l'effort. Car c'est un vrai effort que le déchiffrage sans devinette (spécialité de Monsieur R).
Bon week end de la Toussaint aux lecteurs et lectrices.
mercredi 27 octobre 2010
Hélicoptère
Maman, tu peux faire un hélicoptère?
Quoi???
Mademoiselle O montre sa poupée avec son bonnet mal mis.
Ahhhhhhh.... La Châtelaine finit par comprendre : il faut faire le noeud sur le bonnet de la poupée. Et c'est vrai qu'on pourrait confondre avec les pâles d'un hélico!!!
Les enfants ont toujours un petit mot qui illumine la journée!
Quoi???
Mademoiselle O montre sa poupée avec son bonnet mal mis.
Ahhhhhhh.... La Châtelaine finit par comprendre : il faut faire le noeud sur le bonnet de la poupée. Et c'est vrai qu'on pourrait confondre avec les pâles d'un hélico!!!
Les enfants ont toujours un petit mot qui illumine la journée!
dimanche 17 octobre 2010
souvenirs du beau temps : jardinage en famille
AHHHH, il fait froid ! C'est l'hiver.... La Châtelaine a ressorti son manteau de laine et son cache-nez. Elle tente chaque jour d'emprunter la jolie écharpe que la belle arrière-grand-mère a tricotée pour Mademoiselle O, mais non, cette dernière refuse obstinément. Mademoiselle O ne la met pas, mais ne veut pas que sa chère mère en profite... La voyelle!!! (au Château, le voyou se féminise en voyelle).
La Châtelaine a regardé quelques photos ce soir, et est tombée sur des photos des week ends de septembre où il faisait beau. Elle s'est dit, tiens, cela ferait bien un petit article pour sa Tatie qui lui en réclame sans cesse!!!
Alors, oui, que de bons souvenirs ces week ends de travail en famille. Juste une heure pour que personne ne se lasse, se blesse ou attrape un coup de soleil.
Et voilà les Châtelains sur leur terrain où pousse leur future demeure, en train de déssoucher des haies. Ce jour-là, les petites mains ont été fort utiles aux grandes, car elles dégageaient les branchages au fur et à mesure de leur coupe. Du coup, les grands Châtelains n'ont pas perdu de temps en fastidieux aller-retours, et les petits étaient fiers de se dépenser pour aider leurs parents.
Ce fut l'occasion d'une petite leçon de jardinage, avec équipement de protection et plaisir de l'effort physique vers un même but commun. Un beau moment de vie de famille. Oh, la Châtelaine verserait presque une petite larme d'émotion!!
Il faut noter au passage l'équipement de la demoiselle, qui avait enfilé des grands gants de laine, n'ayant pas encore de tenue adéquate pour le jardin. Mais cela ne l'a pas empêchée de travailler comme tout le monde.
Ahhhhh, à quand de nouveau un peu de douceur climatique?
La Châtelaine a regardé quelques photos ce soir, et est tombée sur des photos des week ends de septembre où il faisait beau. Elle s'est dit, tiens, cela ferait bien un petit article pour sa Tatie qui lui en réclame sans cesse!!!
Alors, oui, que de bons souvenirs ces week ends de travail en famille. Juste une heure pour que personne ne se lasse, se blesse ou attrape un coup de soleil.
Et voilà les Châtelains sur leur terrain où pousse leur future demeure, en train de déssoucher des haies. Ce jour-là, les petites mains ont été fort utiles aux grandes, car elles dégageaient les branchages au fur et à mesure de leur coupe. Du coup, les grands Châtelains n'ont pas perdu de temps en fastidieux aller-retours, et les petits étaient fiers de se dépenser pour aider leurs parents.
Ce fut l'occasion d'une petite leçon de jardinage, avec équipement de protection et plaisir de l'effort physique vers un même but commun. Un beau moment de vie de famille. Oh, la Châtelaine verserait presque une petite larme d'émotion!!
Il faut noter au passage l'équipement de la demoiselle, qui avait enfilé des grands gants de laine, n'ayant pas encore de tenue adéquate pour le jardin. Mais cela ne l'a pas empêchée de travailler comme tout le monde.
Ahhhhh, à quand de nouveau un peu de douceur climatique?
dimanche 10 octobre 2010
Maman, on joue à la maîtresse?
Les activités finiraient-elles par manquer à Monsieur R?
Excellente question à laquelle la Châtelaine n'est pas tout à fait certaine de pouvoir répondre par l'affirmative.
En tout cas, hier après-midi, il voulait absolument aller couper des feuilles pour son herbier ("Je ne me souviens plus trop comment il est, mais je voudrais le continuer"), avec un ciseau pour que ce soit plus propre. Alors d'accord, va pour le ciseau. La Châtelaine coincée dans son canapé pour incapacité temporaire d'évoluer en station verticale (il faut imaginer une espèce de limace qui se traîne toute la journée) lui a donc donné comme instruction de ne prendre que des plantes du jardin.
Sitôt dit, sitôt fait, la moisson fut bonne. Mais lorsque la Châtelaine fut prête à ouvrir l'herbier (commencé en février dernier lors du stage 3 chez Yvette), un petit copain de Monsieur R a pointé le bout de son nez sur le côté du jardin. La tentation fut trop forte pour Monsieur R, en l'espace d'un éclair, l'herbier était rangé aux oubliettes, et il n'y avait plus qu'une seule urgence : aller jouer dehors-dehors (comprendre dehors, mais pas dans le jardin, le vrai dehors, le dehors-dehors).
La Châtelaine a donc disposé les plus beaux spécimens dans l'herbier, attendant une bonne occasion pour le ressortir.
Hier soir, Monsieur R a également réclamé de jouer à la maîtresse, sa maman devant jouer le rôle sacré. Ce matin, la grande idée fut mise en exécution, et après l'installation aux jeux, le rangement et les quelques questions habituelles, le premier travail a été réclamé. La Châtelaine en a donc un peu profité, évidemment, l'aubaine était trop bonne.
"Les enfants, vous allez prendre une feuille, y écrire votre prénom, et ensuite, trois noms d'animaux de votre choix".
Monsieur R est revenu avec une feuille où était inscrits les mots suivants, en couleur :
"RAPHAËL
OTRUS
LION
IPOPOTAM"
L'autruche a vite été corrigée avec un "CH" au bout, grâce à une jolie affichette de cheval placardée depuis belle lurette devant le petit bureau (affichette qui visiblement ne sert pas à grand chose), et lion a nécessité une aide de la Châtelaine, car le découpage des sons n'était pas évident, ainsi que le phonème "on" pas acquis.
Il était fier de lui. Séance de jeu et de travail terminé par l'invitation du Châtelain à aller faire quelques courses et ainsi laisser la Châtelaine tranquille à la maison. Occasion pour elle d'écrire cet article.
Excellente question à laquelle la Châtelaine n'est pas tout à fait certaine de pouvoir répondre par l'affirmative.
En tout cas, hier après-midi, il voulait absolument aller couper des feuilles pour son herbier ("Je ne me souviens plus trop comment il est, mais je voudrais le continuer"), avec un ciseau pour que ce soit plus propre. Alors d'accord, va pour le ciseau. La Châtelaine coincée dans son canapé pour incapacité temporaire d'évoluer en station verticale (il faut imaginer une espèce de limace qui se traîne toute la journée) lui a donc donné comme instruction de ne prendre que des plantes du jardin.
Sitôt dit, sitôt fait, la moisson fut bonne. Mais lorsque la Châtelaine fut prête à ouvrir l'herbier (commencé en février dernier lors du stage 3 chez Yvette), un petit copain de Monsieur R a pointé le bout de son nez sur le côté du jardin. La tentation fut trop forte pour Monsieur R, en l'espace d'un éclair, l'herbier était rangé aux oubliettes, et il n'y avait plus qu'une seule urgence : aller jouer dehors-dehors (comprendre dehors, mais pas dans le jardin, le vrai dehors, le dehors-dehors).
La Châtelaine a donc disposé les plus beaux spécimens dans l'herbier, attendant une bonne occasion pour le ressortir.
Hier soir, Monsieur R a également réclamé de jouer à la maîtresse, sa maman devant jouer le rôle sacré. Ce matin, la grande idée fut mise en exécution, et après l'installation aux jeux, le rangement et les quelques questions habituelles, le premier travail a été réclamé. La Châtelaine en a donc un peu profité, évidemment, l'aubaine était trop bonne.
"Les enfants, vous allez prendre une feuille, y écrire votre prénom, et ensuite, trois noms d'animaux de votre choix".
Monsieur R est revenu avec une feuille où était inscrits les mots suivants, en couleur :
"RAPHAËL
OTRUS
LION
IPOPOTAM"
L'autruche a vite été corrigée avec un "CH" au bout, grâce à une jolie affichette de cheval placardée depuis belle lurette devant le petit bureau (affichette qui visiblement ne sert pas à grand chose), et lion a nécessité une aide de la Châtelaine, car le découpage des sons n'était pas évident, ainsi que le phonème "on" pas acquis.
Il était fier de lui. Séance de jeu et de travail terminé par l'invitation du Châtelain à aller faire quelques courses et ainsi laisser la Châtelaine tranquille à la maison. Occasion pour elle d'écrire cet article.
vendredi 8 octobre 2010
Souvenirs de vacances
Ah, la Châtelaine au repos a fait un peu le tri dans les photos, et a bien envie de partager quelques bons moments des vacances en vendée et dans le marais poitevin.
Tout d'abord les enfants et leurs chevaux mécaniques, prénommés respectivement Adibob et Vite-Eclair:
Les Châtelains ne savent toujours pas où Mademoiselle O a pêché ce nom de cheval, mais Adibob a été une grande star de ces vacances.
Les Châtelains et les baudets du Poitou :
Les Châtelains ne portent pas ce nom-là pour rien!
Tout d'abord les enfants et leurs chevaux mécaniques, prénommés respectivement Adibob et Vite-Eclair:
Les Châtelains ne savent toujours pas où Mademoiselle O a pêché ce nom de cheval, mais Adibob a été une grande star de ces vacances.
Les Châtelains et les baudets du Poitou :
Et enfin, la photo dont vous rêvez tous, les Châtelains chez eux :
lundi 4 octobre 2010
Scoubouda
Mademoiselle O intriguée par des fils de plastique colorés:
-"Comment ça s'appelle?"
-- Un scoubidou.
- Un scoubouda?
Hilarité générale.
Une demie-heure plus tard, Mademoiselle O revient vers la dame qui a terminé un scoubidou, et lui dit ------ "C'est un scoudoubi?"
-- "Non, un scoubouda" lui répond la maman prise au jeu.
Re hilarité générale.
Ahhh vive les douces journées automnales et les fins d'après-midi où l'on profite du bon voisinage et des joies bruyantes de la marmaille de chacun.
-"Comment ça s'appelle?"
-- Un scoubidou.
- Un scoubouda?
Hilarité générale.
Une demie-heure plus tard, Mademoiselle O revient vers la dame qui a terminé un scoubidou, et lui dit ------ "C'est un scoudoubi?"
-- "Non, un scoubouda" lui répond la maman prise au jeu.
Re hilarité générale.
Ahhh vive les douces journées automnales et les fins d'après-midi où l'on profite du bon voisinage et des joies bruyantes de la marmaille de chacun.
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